Vulnérabilité et préparation à l'adaptation au changement climatique : Une comparaison internationale
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- Cette étude vise à évaluer et comparer la vulnérabilité ainsi que la préparation à l’adaptation au changement climatique à l’échelle internationale. En s'inspirant des indicateurs de vulnérabilité et de préparation de Notre Dame Global Adaptation Initiative (ND-GAIN), deux nouveaux indicateurs ont été calculés à l’aide de l’Analyse en Composantes Principales (ACP). Le premier évalue la vulnérabilité, tandis que le second évalue la préparation, réduisant ainsi la complexité des données et améliorant la compréhension des déterminants clés au niveau mondial. L’étude s’est appuyée sur des questions de recherche portant sur l'étendue de la vulnérabilité et de la préparation, les secteurs contribuant à ces aspects, ainsi que les divergences entre les classements obtenus par l'ACP et le ND-GAIN. Sur un total de 192 pays analysés, 165 (86%) sont classés dans le même quadrant par les deux approches. Les résultats montrent également que 71 pays se trouvent dans une situation d’urgence, avec des vulnérabilités élevées et une faible préparation selon les deux approches, tandis que 66 pays présentent une meilleure préparation et une vulnérabilité faible. L’analyse met également en évidence des divergences dans les classements pour 27 pays. Les secteurs clés identifiés contribuant plus à la vulnérabilité incluent l’alimentation, l’habitat, la santé, les écosystèmes, les infrastructures, l’eau ; et ceux contribuant plus à la préparation incluent la gouvernance et le social. L’étude confirme que les pays à revenu élevé comme la Corée du Sud, la Norvège, et la Suisse sont généralement mieux préparés et moins vulnérables, tandis que les pays à faible revenu, comme le Tchad, le Yémen, l’Érythrée, la Syrie, l’Afghanistan, et l’Haïti, sont plus vulnérables et moins préparés. Sur base de nos résultats, plusieurs recommandations sont proposées, notamment le renforcement des infrastructures essentielles, l’amélioration de la gouvernance, le renforcement de la résilience alimentaire, la promotion des technologies de l’information et de la communication, la protection des écosystèmes, les approches adaptées au contexte local et l’intégration des méthodes mixtes pour une évaluation plus complète.