Minimally invasive recalibration for lumbar canal stenosis: pros and cons
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deLongueville_83082000_2022-2023.pdf
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- OBJECTIFS : L’objectif de ce travail est de mettre en évidence les avantages et les désavantages de la technique chirurgicale minimale invasive par rétracteur tubulaire (TR) dans la prise en charge du canal lombaire étroit. Pour ce faire, cette technique minimale invasive (MISS) a été comparée à la technique chirurgicale de référence par voie ouverte. MATÉRIEL ET MÉTHODE : Tout d'abord, l’examen de la littérature a permis d’identifier les critères de comparaison pertinents. Ensuite, les données de tous les patients opérés pour sténose lombaire à la clinique de neurochirurgie des Cliniques Universitaires Saint-Luc (CUSL) entre 2010 et 2020 ont été recueillies rétrospectivement. Les critères de sélection pour cette étude exigeaient que les patients subissent uniquement un recalibrage du canal lombaire sans pose de matériel, sans discectomie et sans ablation de kyste arthrosynovial associé. Les patients devaient également avoir été suivis pendant minimum trois mois. Finalement, les résultats ont été comparés à ceux de la littérature. RÉSULTATS : Au total, 206 patients ont été inclus dans l'étude, dont 105 opérés par chirurgie tubulaire mini-invasive (groupe TR) et 101 par chirurgie ouverte (groupe OPEN), les deux cohortes de l’étude présentant des caractéristiques démographiques similaires. Le temps de suivi était significativement plus long dans le groupe TR que dans le groupe OPEN (médiane de 4 mois contre 3 mois, p=0,0410). La durée d’opération était plus courte avec la technique TR qu’avec la technique OPEN pour un seul niveau opéré (115min contre 120min, p=0,9381) mais significativement plus longue comparativement pour deux niveaux opérés (164min contre 129min, p=0,0005). Le taux de complication chirurgicale était plus faible dans le groupe TR (14,29 % contre 22,77 %), sans que cette différence soit statistiquement significative (p=0,1164). De même, le taux de brèche durale était plus faible dans le groupe TR (9,52 % contre 15,84 %), sans que cette différence soit statistiquement significative (p=0,1723). L'amélioration de la claudication neurogène, des troubles sensoriels et de la radiculalgie préopératoire était similaire dans les deux groupes 3 mois après l'intervention. Le taux de récurrence était significativement plus élevé dans le groupe TR que dans le groupe OPEN (25,71 % contre 13,86 %, p=0,0332). Le taux de réopération était plus faible dans le groupe TR que dans le groupe OPEN, sans que cette différence soit statistiquement significative (8,57 % contre 11,88 %, p=0,4325). CONCLUSIONS : En comparant la technique mini-invasive utilisant un rétracteur tubulaire à la laminectomie ouverte, l’augmentation de la durée opératoire pour le recalibrage de deux niveaux et du taux de récurrence des symptômes ont été identifiées comme des arguments statistiquement significatifs en défaveur de la technique TR. Cependant, on constate une tendance en faveur du groupe TR pour plusieurs paramètres, notamment la durée d'hospitalisation, le taux de complication (y compris les brèches durales) et le taux de réopération. Néanmoins, l'incertitude persiste quant à l'efficacité à long terme de ces deux techniques. Le manque de suivi à long terme dans les différentes études comparatives menées ne permet pas de démontrer avec certitude la supériorité de l'une des deux techniques sur l'autre. Pour répondre aux questions persistantes, il sera nécessaire de mettre en place une étude prospective randomisée à long terme en utilisant les mêmes critères de comparaison que l'étude CUSL.