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Etude du type, de la fréquence et de la sévérité des effets secondaires de l'immunothérapie par inhibiteurs des points de contrôle chez lez personnes âgées

(2019)

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Abstract
Objectifs : Les inhibiteurs des points de contrôle immunitaires, efficaces dans le traitement de cancers métastatiques, ont un profil de toxicité bien étudié chez les patients jeunes. Cette étude s’intéresse spécifiquement au type, à la fréquence et à la sévérité de ces toxicités dans une patientèle âgée ainsi qu’aux potentiels facteurs prédictifs de celles-ci. Méthode : Cette étude rétrospective inclut les patients, de 70 ans et plus, traités par anti-PD1 (Nivolumab ou Pembrolizumab) entre 2011 et 2016 aux Cliniques Universitaires Saint-Luc. Pour chacun d’eux, il a été recherché : le G8, les comorbidités, des paramètres de fragilité gériatriques, les toxicités ressenties (nombre, type, sévérité) et la survie en mois. Ces données ont ensuite été analysées par une méthode statistique. Résultats : Dans notre étude (n= 43), les patients (âge médian : 77 ans  4.44 ; 70-87) présentaient un bon état général en début de traitement : 41.8% de patients ECOG 0, 53.5% ECOG 1, indice de Karnofsky médian à 80% (DS:0.12; 0.4-1), G8 médian à 14/17 sous Nivolumabet 15,5/17 sous Pembrolizumab. Seuls 8 patients ont reçu une évaluation gériatrique standardisée. Ils ont été traités par Nivolumab (24), Pembrolizumab (16) ou les deux séquentiellement (3) ; dans un contexte de mélanome (23), de cancer pulmonaire (18) ou de carcinome rénal (4), majoritairement de stade 4 (65,11%). Des effets secondaires ont été observé chez 87.5% sous Pembrolizumab (62,5% grade 1-2 ; 25.0% grade 3-4) et chez 91.7% sous Nivolumab (77,8% grade 1-2 ; 14,8% grade 3-4) dont 72,72% d’origine auto- immunitaire. Les toxicités cutanées (30,1%), fatigue (52,2%), troubles digestifs (39,5%) constituent les toxicités les plus fréquentes et semblent être respectivement influencées par une prise de plus de 3 médications (P = 0.020), une péjoration de l’indice de performance (P = 0.032) et un âge plus jeune (P = 0.016). La mortalité totale est de 72.1% avec une survie globale médiane de 14,57 mois (10.03 - 31.7, IC 95%). La corrélation avec le nombre de toxicité n’était pas statistiquement significative. Un patient a répondu complètement au traitement. Conclusion : En comparaison aux toxicités des anti-PD1 chez les patients plus jeunes, le spectre est identique. Mais on observe une fréquence et une sévérité légèrement plus importante chez les patients de 70 ans et plus. En corollaire, un taux de décès plus important et une survie globale médiane diminuée sont observés chez les plus âgés. Mais les complications du traitement ne sont pas en cause. Ils serait intéressant d’élargir les critères d’accès à ces thérapies ciblées aux patients plus fragiles afin d’obtenir des résultats significatifs.