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Intégrer des éléments de réemploi dans la construction neuve : agir pour demain

(2023)

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Face aux enjeux climatiques et environnementaux actuels, ainsi qu’aux consommations intensives de ressources, l’Europe met en place la stratégie « Europe 2020 » en créant une feuille de route aspirant à « définir des objectifs à moyen et long terme, ainsi que les moyens d’y parvenir » dans le but de créer « Une Europe efficace dans l’utilisation des ressources. Cette feuille de route met en avant le fait de transformer nos déchets en ressources, notamment en ciblant des secteurs clés, dont celui de la construction. Malgré les efforts mis en place pour développer l’économie circulaire et le secteur du réemploi, un manque de connaissances gravite encore autour de ce dernier. Effectivement, il n’y a pas encore suffisamment d’études qui se sont penchées sur la question du réemploi dans la construction neuve et sur l’impact environnemental qu’engendre une utilisation maximale de matériaux réemployés au sein de celle-ci. L’objectif de cette recherche est d’explorer jusqu’où il est possible de pousser l’utilisation de matériaux de réemploi dans la construction neuve, ainsi que de quantifier le bénéfice environnemental qui découle de ce taux de réemploi. Ceci dans le but de réduire l’impact environnemental. Cette recherche se base sur un cas d’étude et propose une méthodologie comparative afin d’évaluer l’impact environnemental en fonction du taux de réemploi. Cette méthode met en place cinq scénarios et chacun d’eux possède un taux de réemploi différent, partant de 0% de réemploi vers un taux utopique de 100% de réemploi. Le cas d’étude quant à lui est inclus dans ces scénarios et contient un taux de réemploi en volume de 10% et est repris comme le cas de référence pour les comparaisons entre les scénarios. Enfin, ces scénarios sont modélisés dans l’outil Totem qui permet d’obtenir leur impact environnemental. Il en ressort qu’une construction totalement neuve, engendre une augmentation d’impact environnemental de 10% par rapport au cas d’étude. En revanche, toujours en comparaison avec le cas d’étude, considérer un cas avec des matériaux identiques, mais en sélectionnant le maximum de ceux-ci sur les plateformes du réemploi en fonction des disponibilités, permet d’atteindre une diminution d’impact environnemental de 35%, pour un taux de réemploi en volume de 47%. Pour aller plus loin, le cas suivant, qui reprend toutes les caractéristiques du cas précédent, remplace certains matériaux neufs par des matériaux de réemploi du même type, toujours en fonction de la disponibilité sur les plateformes. Ce scénario obtient un score environnemental de 49%, ce qui diminue l’impact environnemental de moitié par rapport au cas d’étude, et ce, pour un taux de réemploi en volume de 57%. Enfin, le dernier cas plutôt utopique avec un taux de réemploi en volume de 100% affiche un impact environnemental de 31%, ce qui équivaut à un bénéfice environnemental de 69% par rapport au cas d’étude. Cette recherche démontre ainsi la possibilité d’améliorer de manière considérable l’impact environnemental grâce à l’intégration d’éléments de réemploi. Elle prouve également que, malgré différents freins rencontrés lors du processus, il est tout à fait possible et réalisable de pousser l’utilisation de matériaux réemployés au maximum afin d’obtenir un bénéfice environnemental réellement significatif lors de projets de construction.
HERA Award Sustainable Architecture (Nominée 2024)