Le « policier-expert » du GWSC et l’expert psychologue : leurs positions respectives selon les représentations des magistrats belges
Files
Denuit_29191800_2021.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 1.06 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- À l’ère du vingt et unième siècle, le recours à l’expert est largement utilisé comme moyen par les magistrats qui, en présence de difficultés techniques et sans les connaissances suffisantes, souhaitent un éclairage scientifique sur ces phénomènes délictueux. À l’embranchement entre le savoir et l’action, l’expert est devenu un acteur ayant toute son importance dans la procédure judiciaire. Mais l’expert judiciaire est-il réellement le seul acteur capable d’apporter un éclairage technique ou scientifique aux magistrats ? Dans la négative, quelle position et quel statut ont ces autres acteurs dans la procédure? C’est notamment dans ce cadre que nous aborderons principalement un type d’expertise bien spécifique : l’expertise psychologique. Cette dernière est entourée d’un paradoxe relativement intéressant, à savoir, qu’elle est souvent utilisée mais aussi fréquemment contestée. Nous confronterons l’expertise psychologique aux savoirs et compétences du Service des Sciences du Comportement (GWSC). C’est au travers des représentations des magistrats du Parquet et des juges d’instruction que nous tenterons de comprendre la positions de ces deux acteurs (expert judiciaire et « policier-expert ») au sein du système judiciaire belge.