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Courtier_74271100_2016.pdf
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- Depuis quelques décennies, les nombreuses recherches sur les avantages du bilinguisme se tournent vers deux domaines, celui de la linguistique et celui du contrôle exécutif. Dans le domaine linguistique, les sujets bilingues seraient meilleurs dans l’apprentissage de nouveaux mots. Dans le domaine exécutif, aucun consensus n’apparaît quant à la nature exacte de cet avantage cognitif qui est lui-même encore débattu, ou quant à la période de la vie à laquelle ce phénomène peut être observé ou non. Nous supposons que la résistance à l’interférence proactive (IP), nécessaire chez les bilingues qui de par leur situation apprennent deux fois plus de mots, peut être le facteur sous-jacent explicatif de ces deux avantages. Nous réalisons une étude sur 50 sujets, bilingues et monolingues. Notre hypothèse était que le groupe de bilingues serait meilleur que le groupe de monolingues sur une tâche mesurant l’apprentissage de mots (et particulièrement dans la condition « interférence »), ce qui n’a pas pu être confirmé. Nous supposions également que cet avantage serait présent dans une tâche n-back, qui mesure la résistance à l’IP par le biais d’un effet de leurre. Enfin, l’avantage exécutif serait présent lorsque les bilingues sont confrontés à cette IP : aussi, nous supposions que le groupe de bilingues que nous mesurons ne serait pas meilleur dans une tâche de contrôle inhibitoire non-verbal, ne faisant pas intervenir la résistance à l’IP. Les résultats ne révèlent en effet pas d’avantage quant à l’inhibition. Pour ce qui est de la tâche n-back, les bilingues se trouvent meilleurs tout le long de la tâche, et non pas spécifiquement sur les essais leurres, ce qui nous amène à penser qu’ils ne sont pas meilleurs en résistance à l’IP, mais meilleurs en général dans le processus de la mise à jour de la mémoire de travail.