Freins à la déprescription des inhibiteurs de la pompe à protons en médecine générale : réflexion basée sur une étude qualitative menée auprès de médecins généralistes pratiquant en Belgique
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- Introduction : Le nombre de prescription d’IPP a considérément augmenté ces dix dernières années, représentant un coût conséquent pour les mutuelles belges. Dans ce travail nous nous intéresserons à la façon de prescrire des médecins généralistes et surtout quels freins ceux-ci perçoivent à la déprescription. Méthode : Nous avons opté pour une approche qualitative, dans laquelle des entretiens semi-dirigés ont été menés auprès de sept médecins généralistes belges. La première partie des entretiens questionne les médecins sur leur façon de prescrire des IPPs, tandis que la deuxième partie les invite à nous raconter leur expérience dans la déprescription de ces médicaments, ainsi que sur les obstacles qu'ils rencontrent dans cette démarche. Les entretiens ont été analysés à l'aide d'une méthode de théorisation ancrée. Résultats : Les médecins estiment qu’une bonne prescription de départ est indispensable à une bonne déprescription des inhibiteurs de la pompe à protons. Et pourtant nous observons d’entrée de jeu une grande hétérogénéité dans leur façon de prescrire. À partir de leur vécu de la déprescription, nous retenons des freins multiples, qu’ils soient plus mis en place par le patient, par le corps médical ou dû à des difficultés relationnelles médecins-patients. Conclusion : La sur-prescription des IPPs est un problème croissant, avec des effets secondaires prolongés qui ne sont pas encore bien connus des médecins. Les freins à leur déprescription sont multiples mais il est évident que se former en tant que médecins à une meilleure prescription diminuerait énormément la nécessité de déprescrire.