Mobilité intra-organisationnelle, entre enjeux et perceptions. Cas d’AGC Technovation Center
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- De nos jours, nous pouvons constater dans les organisations une évolution qui concerne l’individualisation des pratiques. Les acteurs se voient responsabilisés dans leurs choix, entre autres, dans celui de leur trajectoire professionnelle (Janand, 2013). Les entreprises ont pour préoccupation de créer un avantage concurrentiel tiré de l’allocation de leurs ressources, entre autres du capital humain. L’un des moyens proposé par la littérature pour développer les individus dans leurs parcours est la mobilité interne. De manière générale, la mobilité est vue par la littérature comme un procédé créateur de valeurs. Cependant, il arrive également que l’on soit face à des effets décevants dans la mise en œuvre des pratiques, d’autant plus si le collaborateur, n’est pas dans une démarche proactive (Gatignon Turnau, Ventolini & Fabre, 2015). Nous avons donc effectué une démarche hypothético-déductive, ce qui signifie que nous avons puisé dans les apports théoriques, comme ceux de l’auteur clef Schein (1968, 1990) à la base des notions incontournable sur le sujet et de Janand (2013, 2015, 2017, 2018), auteur plus contemporaine qui s’avère être une spécialiste de la question. Ensuite, sur du terrain, nous avons vérifié à l’aide d’un guide d’entretien les notions précédemment examinées. Cette méthodologie nous a permis de développer une problématique autour de la mobilité intra-organisationnelle et de dégager une question de recherche qui est la suivante : « Comment les collaborateurs perçoivent les enjeux liés à la mobilité intra-organisationnelle ? ». Au travers des discours recueillis en entretien, nous en avons dégagé les tendances et points marquants, pour pouvoir apporter une réponse cette question nous avons posé trois hypothèses. La première hypothèse, infirmée par notre analyse, avance le fait que les collaborateurs perçoivent la mobilité comme un levier de développement afin d’anticiper le futur de leur parcours professionnel au sein de l’entreprise. La seconde hypothèse part du postulat que la politique des entreprises en matière de mobilité intra-organisationnelle ne répond pas aux objectifs avancés ou, du moins, que les collaborateurs ne perçoivent pas le message et les enjeux de l’entreprise quand on évoque la mobilité. L’analyse nous a permis de confirmer partiellement cette deuxième hypothèse. La troisième hypothèse, quant à elle confirmée, soumet l’idée que les collaborateurs perçoivent la mobilité comme un soutien à l’innovation de l’entreprise et une nécessité au développement de l’organisation. Nous avons donc pu répondre à la question de recherche : les collaborateurs perçoivent les enjeux liés à la mobilité interne avec une certaine ambiguïté. La mobilité est perçue comme un support pour l’innovation mais ne constitue pas un outil RH clairement identifié afin de développer l’itinéraire professionnel.