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La stabilité identitaire en 3 temps à travers la SCIM Origine chez Erikson

(2023)

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La stabilité de l’identité est sans aucun doute l’élément le plus prédominant de notre identité, puisque c’est à travers elle que nous nous développons. La construction de notre identité s’opère via un fil conducteur qui ajuste les nouvelles compétences aux anciennes, tout au long de différents stades psychosociaux, afin de construire constamment un ensemble cohérent. Cependant, lorsque ces nouvelles compétences ne parviennent pas à s’ajuster, un crise identitaire peut apparaitre, engendrant un déplacement sur le continuum allant de l’identité consolidé à perturbée. (Erikson et al., 1986). Ce continuum s’aligne avec la perspective plus dimensionnelle du dernier DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders). Ce DSM-V présente un modèle alternatif reprenant les troubles de la personnalité, où l'instabilité identitaire est l'une des deux caractéristiques principales (American Psychiatric Association, 2013). Les questions liées à l’identité occupe aujourd’hui une place centrale en psychologie clinique. Afin de répondre à cet intérêt prédominante de notre époque, Kaufman et al. (2015) ont développé la SCIM (Self-Concept and Identity Measure), un nouvel outil destiné à analyser l’identité. Cet auto-questionnaire permet d’évaluer nos scores dans les différentes dimensions : l’identité consolidée, l’identité perturbée, le manque d’identité et l’identité globale. L’enjeu présent dans ce mémoire est d’exploiter cet outil pour analyser la stabilité identitaire sur une période de trois mois. Cette période de temps est particulièrement intéressante à explorer pour déterminer si elle est suffisante pour observer des changements identitaires. Grâce à une analyse ANOVA pour mesures répétées, nous avons pu analyser les résultats d'un échantillon de 30 individus. Les résultats n'ont révélé aucune différence significative, ce qui appuie le fait que l'identité demeure stable sur une période de trois mois. Cette expérience permet ainsi d’écarter la possibilité d'observer des changements identitaires sur de courtes périodes, suscitant ainsi l'intérêt d'explorer des durées plus étendues. D’un point de vue clinique, des recherches complémentaires pourraient être réalisées auprès de patients engagés dans une thérapie pour des problématiques identitaires. Ces recherches pourraient apporter des informations concrètes aux professionnels concernant le temps nécessaire pour restaurer une identité davantage consolidée. En conclusion, ce mémoire invite à une réflexion approfondie sur la stabilité identitaire et l’outil diagnostique – la SCIM-, confirmant ainsi que, pour notre échantillon, l’identité n’a pas changé sur une période trois mois.