Comment les entreprises d’insertion professionnelle organisent-elles un processus d’accompagnement des travailleurs sous contrat article 60§7 ? Illustration et analyse à partir du cas de la Ressourcerie Namuroise
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- Une certaine pression liée au fait de détenir un emploi est présente dans notre société. Une mesure est née en Belgique, issue de la loi organique du 8 juillet 1976 sur le centre public d'action sociale (CPAS), pour permettre aux personnes touchant le revenu d’intégration social, de récupérer leur droit aux allocations de chômage et de s’insérer sur le marché du travail : le contrat article 60. S’agissant d’un type de contrat peu couteux, de nombreuses entreprises d’insertion professionnelle accueillent ces travailleurs en leur sein. Néanmoins, ceux-ci provenant souvent de milieux précarisés et manquant de qualification professionnelle, ces entreprises particulières de l’économie sociale vont devoir réfléchir à un management un peu particulier. Nous l’étudierons à partir du cas de la Ressourcerie Namuroise, une entreprise d’insertion accueillant à peu près cinquante travailleurs sous contrat article 60 depuis plus de dix ans. La méthodologie utilisée pour ce mémoire est hypothético-déductive. Il s’agit d’une méthode confrontant les réflexions issues de théories et les observations sur le terrain ainsi que les entretiens semi-directifs réalisés au sein de la Ressourcerie Namuroise. Les sept étapes décrites par Quivy et Van Campenhoudt (2017) seront explorées et utilisées de manière rétroactive. Nous nous apercevrons que de nombreux éléments vont devoir être pris en compte dans la conception de leur accompagnement. La motivation et la reconnaissance vont guider ce processus dans ces différentes étapes : le recrutement, l’accompagnement quotidien et la fin du contrat. Tout au long, le travailleur va devoir être valorisé, écouté et reconnu dans son travail tant par ses collègues, ses responsables ou son CPAS. Comme la stigmatisation propre aux chômeurs est tout à fait applicable aux bénéficiaires du revenu d’intégration sociale, son intégration et acclimatation vont devoir être réfléchies pour garantir une expérience positive sur toute la durée du contrat. Le processus d’apprentissage des compétences transversales et techniques sera également à méditer pour qu’il soit le plus effectif possible en tenant compte des difficultés propres au travailleur.