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Etude d’intervention en dénomination rapide chez des enfants dyslexiques : Impact sur la lecture

(2018)

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NèvedeMévergnies_26331500_2018.pdf
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Dans de nombreuses langues, la conscience phonologique et la dénomination rapide ont été démontrées comme contribuant significativement à la variance en lecture et comme prédisant les capacités de lecture chez des enfants présentant ou non des troubles d’apprentissage du langage écrit. Néanmoins, la nature des processus sous-tendant le lien entre la dénomination rapide, la conscience phonologique et la lecture (et plus particulièrement la compréhension à la lecture) est encore source de controverses. La plupart des études réalisées jusqu’alors étant corrélationnelles, cette étude examine le lien entre ces trois compétences via une étude d’intervention. Ainsi, quarante enfants scolarisés de la troisième à la sixième année primaire dans cinq écoles bruxelloises ont participé à l’étude. Vingt-trois enfants dyslexiques ont été entrainés en dénomination rapide d’objets (deux séances de quarante-cinq minutes par semaine pendant six semaines) et quatorze participants normo-lecteurs ont constitué le groupe contrôle. Les progrès des deux groupes en dénomination rapide, en conscience phonologique et en lecture (lecture de mots et de pseudo-mots, de texte et compréhension à la lecture) ont été comparés sur base des résultats obtenus aux tâches expérimentales juste avant et juste après l’intervention. L’analyse statistique des résultats a mis en évidence l’efficacité d’une intervention en dénomination rapide chez des enfants dyslexiques. Cependant, en lecture, les résultats sont moins clairs : le groupe contrôle a significativement progressé en lecture de mots et aucun progrès significatif n’a été mis en évidence en lecture de pseudo-mots, de texte et en compréhension à la lecture. En conscience phonologique, le groupe entrainé a significativement progressé par rapport au groupe contrôle ce qui viendrait, à priori, infirmer l’hypothèse du double déficit de Wolf et Bowers (1999). Ces résultats démontrent qu’il est possible d’améliorer les compétences en DR chez des enfants dyslexiques via un entrainement spécifique à ce niveau. Cependant, il reste encore à démontrer que ces progrès se généralisent aux performances en lecture et à vérifier leur impact éventuel sur les compétences en CP.