Files
Morin_Annie-Pier_44921500_2017-2018.pdf
UCLouvain restricted access - Adobe PDF
- 1.42 MB
Details
- Supervisors
- Faculty
- Degree label
- Abstract
- Objectifs : déterminer si les nouveau-nés « late preterm » (34 0/7-36 6/7 semaines) et les « early term » (37 0/7-38 6/7) sont plus à risque que les « full term » (39 0/7-41 6/7) de présenter des complications néonatales. Design et setting : ont été inclus tous les nouveau-nés « late preterm » nés entre le 01 janvier 2015 et le 31 décembre 2016. Pour chaque LP, deux nouveau-nés « early term » et deux nouveau-nés « full term » ont été sélectionnés. Echantillonnage : un total de 1482 nouveau-nés ont été inclus dans cette étude. Ont été exclus les nouveau-nés présentant des anomalies congénitales et ceux décédés à la naissance. Critères d’évaluation : nous avons étudié les complications médicales et/ou obstétricales maternelles, les caractéristiques néonatales, les complications néonatales, la morbidité respiratoire, la prise en charge des détresses respiratoires, la nécessité de mettre en place une voie d’accès et les caractéristiques alimentaires des nouveau-nés. Résultats : notre population se compose de 295 LP (19,9%), de 593 ET (40%) et de 594 FT (40,1%). Les pathologies et complications maternelles telles qu’un placenta prævia ou une pré-éclampsie sont plus fréquents chez les LP que chez les ET (PE : 8,9% des LP vs 1,9% des ET ; PP : 5,7% vs 1,8% des ET). Les LP sont plus fréquemment admis dans le service de néonatologie (55% vs 6,7% pour les ET et 5,5% pour les FT). Ils sont plus à risque de complications telles que l’hypoglycémie (23,5% vs 4,3% des ET), l’ictère (25% vs 7% des ET) et les complications respiratoires (par exemple, la tachypnée transitoire est retrouvée chez 13,5% des LP et chez seulement 1,8% des ET). Ils sont plus à risque de nécessiter une antibiothérapie précoce (15,9% vs 2,3% des ET). Ils sont moins fréquemment nourris au lait maternel (82,7% vs 90% des ET) et sortent moins fréquemment d’hospitalisation avec un allaitement maternel exclusif (36,3% vs 75% des ET). Les ET restent également plus à risque que les FT de présenter une hypoglycémie (4,3% vs 1,5% des FT) ou un ictère (7% vs 2% des FT) durant les premiers jours de vie. Conclusion : nous avons démontré que les nouveau-nés « late preterm » ne sont pas du tout comparables aux nouveau-nés nés à terme et qu’ils sont bien plus à risque de présenter des complications dès leur arrivée au monde. Nous avons également constaté que les « early term », bien que plus matures que les « late preterm », restent plus à risque que les « full term ». C’est pourquoi, il semblerait opportun d’éviter au maximum les naissances électives avant 39 semaines de gestation.