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Focus attentionnel dans la thérapie par exposition: rôle de la distraction et de l'interactivité

(2016)

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La thérapie par exposition est reconnue comme étant l’intervention la plus efficace dans le traitement de la phobie spécifique (American psychiatric Association, 1994). Cependant, les mécanismes sous-tendant la diminution de l’anxiété dans l’exposition ont peu été investigués, rendant difficile la compréhension du taux élevé de retour de la peur (Rachman, 1989). De plus, plusieurs études récentes mettent à jour des résultats contradictoires quant à l’allocation de l’attention dans l’exposition, bien que la focalisation soit conseillée dans les protocoles de traitements. L’objectif de ce mémoire est de questionner le rôle du focus attentionnel ainsi que de l’interactivité entre le patient et le thérapeute dans la thérapie par exposition. Des individus arachnophobes ont été assignés aléatoirement à l’une des quatre conditions : exposition assistée par ordinateur avec focalisation attentionnelle sur une araignée (focus non-interactive) ou en écoutant et complétant des histoires présentées sur une bande audio (distraction non-interactive), ou exposition dirigée par l’expérimentateur, avec focalisation sur une araignée (focus interactive) ou en écoutant des histoires racontées par l’expérimentateur et en les complétant (distraction interactive). Les participants se sont graduellement exposés à une araignée, lors de deux séances. Les hypothèses établies dans ce mémoire suggéraient que les participants bénéficieraient davantage de la distraction que de la focalisation au niveau du sentiment d’efficacité personnelle, de la détresse anticipée, de la détresse subjective et de la progression comportementale. Nous suggérions également qu’une semaine plus tard cet avantage se perdrait à cause d’un retour de la peur. Nous nous attendions à ce que les scores des participants en conditions interactives soient supérieurs aux scores en conditions non-interactives. Les résultats indiquent que, bien que la détresse subjective ait été significativement inférieure en conditions de distraction en première séance, cet effet ne se maintenait pas dans le temps. Un effet du facteur d’interactivité a été observé sur le sentiment d’auto-efficacité. Une interaction significative au niveau des scores d’évitements entre les facteurs d’interactivité et d’attention a aidé à conclure à un avantage de la focalisation par rapport à la distraction. Au-delà de ces résultats, aucune différence significative n’a été mise en évidence entre les conditions de distraction, de focus, d’interactivité ou de non-interactivité, en première et deuxième séance. Les résultats ainsi que leurs implications ont été discutés.