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CHALENCON_89942200_2024.pdf
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- Le 9 août 2024, pendant l’épreuve de breakdance des Jeux Olympiques de Paris la danseuse Manizha Talash, concourant sous la bannière des réfugiés, enleva sa veste pour laisser apparaître une cape avec l’inscription suivante : “Free Afghan Women”. L’athlète, qui a fui l’Afghanistan suite à l’arrivée au pouvoir des Talibans, fut alors applaudie par sa rivale et ovationnée par le public. Pourtant, dès le lendemain, Manisha Talash fut disqualifiée par le Comité International Olympique (ci-après CIO) et la fédération internationale de danse sportive. La raison ? La violation de la Règle 50.2 de la Charte olympique qui interdit tout message, propagande et démonstration politique, religieuse ou raciale pendant les Jeux Olympiques. Sur les réseaux sociaux et dans la presse, les avis sur cette sanction divergent. Certains soulignent le courage de l’athlète et l’injustice de sanctionner un message de paix tandis que d’autres avancent que les terrains de sport ne doivent pas devenir des arènes politiques. Pourtant, juridiquement, les sportifs sont des citoyens comme les autres qui bénéficient du droit à la liberté d’expression qu’ils soient sur ou en dehors des terrains, qu’ils portent le maillot d’un club ou d’une équipe nationale. Mais comme pour les citoyens, la liberté d’expression des sportifs a des limites que les autorités sportives se doivent de faire respecter. Dès lors, les fédérations internationales sportives et le CIO peuvent-ils limiter la liberté d’expressions des sportifs lors des compétitions internationales ?