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Caractérisation clinique, biochimique et génétique d’une cohorte belge de 120 phéochromocytomes

(2019)

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Introduction : Les phéochromocytomes sont des tumeurs neuroendocrines rares (0,95 nouveaux cas pour 100 000 personnes par an) se développant à partir des cellules chromaffines de la médullosurrénale ou de tissu dérivé de la crête neurale. Elles sont majoritairement bénignes mais dans 10% des cas, la présence de métastases définit la malignité et péjore le pronostic. Certains modes de présentation sont associés à une maladie plus sévère : formes pédiatriques, extra-surrénaliennes, bilatérales, multifocales, récidivantes, métastatiques et familiales. Les phéochromocytomes sécrètent des catécholamines en quantités variables, responsables de leur symptomatologie clinique. Ils peuvent être classées en 4 phénotypes : adrénergique, noradrénergique, dopaminergique et silencieux. Actuellement, jusqu'à 40% des phéochromocytomes sont expliqués par des mutations germinales au sein de 22 gènes de prédisposition. Cela en fait une des tumeurs avec le plus haut degré d'héritabilité. Matériels et méthodes : L'étude rétrospective de la base de données UCL inclut 120 phéochromocytomes non-syndromiques, diagnostiqués entre les années 1970 et 2017 dans 19 centres belges. 115 tumeurs ont fait l'objet d'analyses génétiques dont 74 ayant bénéficié du panel de 17 gènes de susceptibilité. Résultats : Au sein de notre cohorte, nous avons recensé les cas pédiatriques (7,5%), extra-surrénaliens (13,3%), bilatéraux (2,9%), multifocaux (5,1%), récidivants (8,5%), métastatiques (7,6%) et familiaux (5,9%). La présence d'au moins un critère de sévérité augmente la probabilité d'identification d'une mutation germinale (30,3% vs 8,5% ; p=0,003). Certaines caractéristiques tumorales sont associées à une prévalence élevée de métastases : une localisation extra-surrénalienne (37,5%, p<0,001) ou multifocale (33,3%, p=0,016), une maladie récidivante (40%, p<0,001) et une sécrétion élevée de dopamine (25%, p=0,005). Une tumeur de grande taille n'entraîne pas de majoration du risque de métastases. Les localisations extra-surrénaliennes sont à haut risque de récidive (31,3%, p<0,001). Le phénotype adrénergique est le plus fréquent (58,1%) et se présente exclusivement au niveau surrénalien. Le phénotype noradrénergique (33,9%) est diagnostiqué le plus jeune (37,6 ans) et présente la plus haute prévalence de cas pédiatriques (19%, p=0,036) et familiaux (18,8%, p=0,018). Le phénotype silencieux est rare (8,1%) et fréquemment extra-surrénalien (40%, p=0,041). Quinze pour cent de la cohorte présente une mutation dans un des gènes de prédisposition. Conclusions : Nous avons identifié certaines caractéristiques tumorales à risque de développer des métastases : une localisation extra-surrénalienne ou multifocale, une maladie récidivante et une sécrétion anormale de dopamine. Les tumeurs extra-surrénaliennes sont également à haut risque de récidive et devraient bénéficier d'une surveillance rapprochée même après exérèse. Le phénotype noradrénergique est associé à une haute prévalence de cas pédiatriques et familiaux ; cette présentation pourrait être expliquée par une pathogénèse régie par le cluster pseudo-hypoxique. Enfin, nous recommandons fortement le dépistage génétique. Le risque d'identifier une mutation germinale est significativement augmenté en cas de présence d'au moins un critère de sévérité.