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L’analyse en options réelles comme méthode de valorisation de projets R&D en entreprise : une étude de cas au sein d’une entreprise du secteur pharmaceutique (UCB)

(2016)

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Voilà bientôt 40 ans que Stewart Myers a introduit le concept « d’option réelle » dans son article Determinants of Corporate Borrowing (1977) afin de représenter les investissements sous forme d’options d’achat. Cette technique permet ainsi de correctement prendre en compte des projets d’investissements caractérisés par une forte incertitude, par des investissements irréversibles ainsi que par une certaine liberté d’action des managers sur le déroulement du projet. L’analyse en options réelles permet en effet de prendre en compte la flexibilité qu’ont les managers de pouvoir agir sur l’issue d’un projet en prenant des actions au fur et à mesure de la résolution de l’incertitude. Ce que les méthodes plus traditionnelles telles que la VAN ne permettent pas de prendre en considération. En théorie, les académiciens s’attendaient à ce que l’analyse en options réelles remplace les méthodes de valorisation traditionnelles telles que la VAN. Néanmoins, selon différentes études, l’analyse en options réelles n’est en pratique que rarement utilisée. Les principales raisons mentionnées par ces études sont notamment : la complexité des différentes approches, le manque de réalisme vis-à-vis des spécificités des entreprises et de leurs projets et le manque d’intuitivité de l’outil. L’objectif de ce mémoire est d’évaluer la capacité de l'analyse en options réelles à prendre en compte la réalité des projets en entreprise et ceci de façon simple, intuitive et en s’inscrivant dans la structure de l’entreprise. Pour cela, il a été choisi de se concentrer sur le projet R&D d'une entreprise pharmaceutique (UCB), industrie dont les particularités en font à priori un candidat prédisposé à l’utilisation des options réelles comme outil de valorisation. Parmi l’ensemble des approches d’analyses en options réelles développées dans la littérature, il a été décidé de sélectionner la méthode développée par Copeland & Antrikarov en 2005 ainsi que celle de Hauschild et Reimsbach en 2014. Par la suite ces deux approches ont été confrontées à la réalité d’un projet pharmaceutique en entreprise. Leur pertinence a été évaluée selon plusieurs critères : réalisme, simplicité, intuitivité et intégration à la structure de l’entreprise. Afin d’obtenir les données nécessaires, des entretiens ont été réalisés avec des intervenants travaillant sur différents aspects du projet. En outre, d’autres ressources et documents internes ont été mis à disposition afin qu’un maximum d’informations puissent être collectées. L’étude réalisée a permis de mettre en évidence que l’analyse en options réelles selon les deux approches étudiées constitue un outil adapté à la valorisation des projets pharmaceutiques au regard des critères définis. De plus, cette technique de valorisation pourrait offrir une solution aux défis induits par la croissance et la complexité du pipeline de l’entreprise étudiée. Toutefois l’étude a également mis en évidence certaines contraintes à l’intégration de l’analyse en options réelles au sein d’une industrie où les projets R&D peuvent vite devenir très complexes.