Sacerdoce commun et androcentrisme ecclésial : enjeux théologiques d'Yves Congar aux théologiennes féministes francophones
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- « Sacerdoce commun et androcentrisme ecclésial » est le sujet que nous avons essayé de développer dans ce travail de la réflexion théologique d’Yves Congar à celle des théologiennes féministes francophones. Le sacerdoce commun de tous les baptisés, hommes et femmes, est la participation de tout chrétien à l’unique sacerdoce du Christ Roi, Prêtre, Prophète. Avant Vatican II, cette dimension fut éclipsée dans l’Église au profit de la hiérarchie ou mieux de la cléricalisation où le peuple chrétien subissait tout du clergé, sans qu’il mette en valeur son sacerdoce qui tire son origine du Christ. Par ses études tant théologiques, ecclésiologiques qu’historiques, Congar montre que la mission au sein de l’Église n’est pas seulement l’affaire du clergé. Elle est aussi celle de tous les baptisés. C’est pendant et après le concile Vatican II que le sacerdoce commun sera mis en valeur dans différents documents de l’Église pour donner aux laïcs leur part de mission. Depuis ce temps, la prise de responsabilités des fidèles laïcs, hommes pour la plupart, devient de plus en plus visible au sein de l’Église et ceux-ci se trouvent désormais dans le cercle du ministère ordonné. Par ailleurs, bien que les femmes assument certaines responsabilités à titre secondaire ou pour pallier à la carence des hommes, elles se voient officiellement écartées, en tant que baptisées, de services de l’autel dans les sanctuaires ou dans les assemblées liturgiques. Si la logique ecclésiale veut que tous les baptisés - sans distinction - prennent leur responsabilité au sein de l’Église, on perçoit très mal que les baptisées (femmes) soient écartées de certains ministères. N’est-ce pas là le fait d’androcentrisme qui a prévalu au sein de l’Église durant les siècles où celle-ci copia à la société séculière ? C’est cette antinomie entre le sacerdoce commun de tous les baptisés et l’agir de l’Église que nous avons voulu éclairer à partir de Congar, de certains théologiens jusqu’aux féministes francophones en passant par Vatican II et le magistère catholique universel. Dans la conclusion, nous avons présenté des perspectives d’avenir pour une Église qui intègre les femmes dans les ministères qui n’impactent pas le sacerdoce ministériel.