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Méthodologie de gestion des risques : illustration dans un atelier de stratification nautique

(2002)

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Abstract
Cette étude d’évaluation des risques a été réalisée dans un atelier de stratification nautique. Le médecin du travail de l’entreprise et moi-même, nous sommes intéressés au problème des troubles musculosquelettiques (T.M.S.) au sein de cet atelier. A la suite de l’augmentation inquiétante des troubles musculosquelettiques et des multiples arrêts de travail dus à ces troubles, nous avons souhaité étudier cette situation. Le problème a été soulevé par le médecin du travail de l’entreprise lors d’un CHSCT. Nous avons donc étudié ensemble cette situation. Depuis que le médecin du travail a pris ses fonctions au sein de l’entreprise, début de l’année 2001, deux cas de T.M.S. d’origine professionnelle ont été déclarés. Résumé clinique de la situation : En avril 2001, une maladie professionnelle n° 57 (tendinite épaule droite) a été déclarée chez une stratifieuse ayant de lourds antécédents de lombalgies récidivantes, ce qui lui a valu un arrêt de travail de quinze mois. L’inaptitude médicale définitive a été déclarée suite à l’impossibilité de reclassement professionnel au sein de l’entreprise. En juin 2001, une stratifieuse a bénéficié d’un arrêt de travail de onze mois pour lombalgies aigues à répétition sur hernie discale L4/L5 par prostrusion, inopérable. Cette opératrice a pu être reclassée au poste de stratification « petites pièces ». Le reclassement professionnel est un succès. En août 2001, une stratifieuse a été arrêtée huit mois pour lombalgies aiguës et récidivantes sur hernie discale L4/L5. Elle a subi une nucléolyse. Cette opératrice a également pu être reclassée au poste de stratification « petites pièces » et a bénéficié d’un mi-temps thérapeutique de quatre mois. Le reclassement professionnel est un succès. Un opérateur est actuellement en arrêt maladie depuis plus de trois mois, il vient de subir une opération pour canal lombaire étroit. Le reclassement professionnel sera à envisager avec la possibilité de créer un poste en découpe de tissus. Dans le courant de l’année 2001, une inaptitude médicale définitive a également été déclarée chez une stratifieuse pour dépression réactionnelle grave suite à un harcèlement moral important de la part du chef d’atelier. En mars 2002, une maladie professionnelle n° 57 (périarthrite scapulo-humérale et épicondylite droites) a été reconnue chez une opératrice, ayant entraîné un arrêt de travail de deux ans. L’inaptitude médicale définitive a été déclarée suite aux séquelles importantes du membre supérieur droit. Le reclassement professionnel au sein de l’entreprise fut impossible. Au départ, nous nous sommes d’abord intéressés au problème des TMS constaté chez ces travailleurs. Le nombre d’arrêt maladie pour TMS au cours de l’année 2001 – 2002 était en effet extrêmement important. Plus de 89% des opérateurs se sont plaints de lombalgies ces douze derniers mois et plus de 40% se sont plaints des TMS du membre supérieur (cfr chapitre VI). En accord avec le médecin du travail de l’entreprise, je me suis rendue dans l’atelier où j’ai pu constater une désorganisation dans la gestion de celui-ci. Plutôt que de me consacrer à l’étude des TMS, j’ai donc choisi d’étudier le problème dans son ensemble afin de pouvoir améliorer les conditions de travail au sein de cet atelier de stratification. Nous avons utilisé une stratégie d’évaluation et de prévention des risques basée sur une approche progressive à quatre niveaux (Stratégie Sobane). Nous sommes partis de la méthode Déparis qui est une méthode de Dépistage participatif des risques dans une situation de travail. Cette méthode nous a révélé que certains aspects de la situation de travail étaient à analyser plus en détails. Nous sommes donc passés au niveau 2 de la Stratégie Sobane, où nous avons observé la situation ainsi que le poste de travail, et réalisé une enquête sur les T.M.S.. Au terme de cette phase d’observation, nous avons poursuivi l’étude par l’analyse plis approfondie concernant le système d’éclairage et les risques chimiques.