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Cannabis médical dans le traitement de l’anxiété chez l’adulte : revue de littérature

(2021)

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Introduction : Le cannabidiol, cannabinoïde non euphorisant issu du cannabis, est une substance disponible en Belgique en vente libre et en préparation magistrale. La population générale s’y est intéressée et la molécule semble avoir de nombreuses indications mais peu de preuves scientifiques sont disponibles. Le médecin généraliste, comme acteur de première ligne est confronté à l’anxiété dont la prévalence chez l’adulte est élevée ; quelle est la place du cannabis médical dans le traitement de cette anxiété ? Méthodologie : Revue de littérature, avec équation de recherche sur les bases de données PubMed/MEDLINE, ClinicalTrial.gov, Cochrane, PsycInfo, Science Direct et CAIRN jusqu’au 31 janvier 2021. Sont inclus dans ce travail les articles publiés après 2010, concernant une population adulte et les applications du cannabis dans la prise en charge thérapeutique en santé mentale. Résultats : Le système endocannabinoïde est composé de deux types récepteurs endocannabinoïdes (1 et 2) et de cannabinoïdes endogènes. Les récepteurs endocannabinoïdes 1 ont été retrouvés dans le système nerveux central. Les cannabinoïdes exogènes sont le cannabidiol et le delta-9-tétrahydrocannabidol d’origine végétale ou synthétique. Ces molécules ont montré des effets opposés. Les personnes anxieuses ont consommé 3 à 5 fois plus de cannabis que la population générale et même si cela ne fait pas partie des recommandations, beaucoup de patients en ont consommé pour ce motif. Les effets positifs et négatifs du cannabis médical sont comparables aux traitements de référence dans les études observationnelles, cela semble être confirmé par les études expérimentales mais celles-ci n’ont actuellement pas un poids suffisant pour l’affirmer. Les médecins généralistes estiment ne pas avoir assez de connaissance sur le sujet. Discussion : La réputation du cannabis médical, son interdiction légale et le manque d’étude de qualité sur son efficacité dans l’anxiété sont des freins à une utilisation en pratique. Les limitations de ce travail résident dans le peu d’articles de qualité disponibles. Le niveau de preuve préclinique, quant à lui, est prometteur. Conclusion : Le cannabis médical semble avoir un profil d’efficacité et de sécurité intéressant dans le traitement de l’anxiété mais le niveau de preuve faible et divergent ne permet pas d’arriver à un consensus. Le système endocannabinoïde semble avoir un potentiel thérapeutique large et cela devrait motiver la recherche pour continuer son exploration, ainsi que les possibilités thérapeutiques du cannabis médical.