Les interactions entre angiospermes autochtones et angiospermes introduites dans les milieux d’altitude
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- Le changement climatique est aujourd’hui une préoccupation majeure. Les rapides modifications du fonctionnement des écosystèmes ont notamment pour conséquences la raréfaction ou l’extinction de nombreuses espèces végétales et animales. Les écosystèmes alpins ne sont pas épargnés par ces bouleversements contemporains de la biodiversité qui affectent la phénologie des espèces (date de floraison, action des pollinisateurs), les traits d’histoire de vie (survie, reproduction…), la dispersion et à terme la répartition des espèces. Les changements globaux actuels (climat et usage des terres) sont de nature à augmenter considérablement l'expansion de plantes envahissantes dans les écosystèmes alpins. C’est pourquoi il est aujourd’hui primordial d’étudier les interactions entre espèces autochtones et espèces introduites dans les milieux d’altitude afin de chercher à limiter cette expansion, le but étant de mettre en place des mesures préventives contre le risque d’invasion d’espèces exotiques envahissantes (EEE). L’objectif de ce mémoire est d’évaluer l’état actuel des invasions végétales dans les écosystèmes de montagne et en particulier, dans les Alpes, celui du Parc naturel régional du Queyras. Cette étude a principalement consisté en un échantillonnage le long de différents gradients altitudinaux et sur deux types de corridors : les routes et les torrents. Cette approche micro-spatiale d’inventaire floristique a permis d’analyser la colonisation de ces espèces végétales dans de nouvelles zones. Nous avons identifié 12 EEE sur 425 espèces échantillonnées. La distribution des EEE diffère significativement selon les corridors : on retrouve cinq EEE le long des routes (panicaut géant, verge d’or du Canada, érigéron crépu…) et sept EEE le long des torrents (arbre aux papillons, berce du Caucase, renouée du Japon…). Six espèces n’étaient pas répertoriées dans le Guillestrois-Queyras sur la base de données SILENE. La plupart étant des plantes à usage ornemental, elles sont plus préoccupantes en termes d’invasion et nécessitent la mise en place de mesures efficaces de gestion. Pour lutter efficacement contre les EEE, Il est nécessaire de renforcer la prévention en réalisant des inventaires complets et réguliers, d’adapter le mode de gestion en fonction de chaque espèce et de chaque site et enfin de sensibiliser l’ensemble de la population à cette problématique. Climate change and biodiversity erosion are major concerns today. Current disruptions in ecosystems functioning result in the rarefaction or extinction of many plant and animal species. Alpine ecosystems are not exempt from these modifications of biodiversity which affect the phenology of species (flowering date, pollinators action), life history traits (survival, reproduction...), dispersion and ultimately the distribution of species. Current global changes (climate and land use) are likely to increase significantly the expansion of invasive plants in Alpine ecosystems. That is why it is now essential to study the interactions between native species and introduced species in high altitude environments in order to limit this expansion. The ultimate goal is to implement preventive measures against the risks caused by invasive alien species (IAS). The objective of the present work is to evaluate the current status of plant invasions in mountain ecosystems. This study take place mainly in the Parc naturel régional du Queyras (Southern French Alps). It mainly consist of a sampling of IAS along different elevational gradients and on two types of corridors: roads and streams. This micro-spatial approach of floristic inventory allowed us to analyse the colonisation of these plant species in new areas. We identified 12 IAS out of 425 species sampled. The distribution of IAS differed significantly according to the corridors: five IAS were found along the roads (Miss Willmott's Ghost, Canadian goldenrod, hairy fleabone...) and seven IAS along the torrents (butterfly bush, giant hogweed, Japanese knotweed, ...). Six species were not listed in the SILENE database for the Guillestrois-Queyras. Most of these are ornamental plants and are a greater concern in terms of invasion for management purposes. In order to effectively fight IAS, it’s necessary to strengthen prevention by carrying out complete and regular surveys, to adapt the management method to each species and each site, and finally to raise the awareness of the entire population to this problem.
Citations
Horman, A. (2023). Les interactions entre angiospermes autochtones et angiospermes introduites dans les milieux d’altitude. https://dial-mem.test.bib.ucl.ac.be/handle/2078.2/31603