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Martinot_27930700_2017.pdf
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- Le point de départ de ce mémoire découle d’un constat. Ce dernier pointe l’aspect contradictoire des données issues de la littérature scientifique au sujet de la direction attentionnelle des thérapies par exposition. Les résultats concernant l’utilisation de la distraction ou du focus attentionnel au sein de l’exposition divergent. Par exemple, une série d’études (Johnstone & Page, 2004; Oliver & Page, 2003, 2008; Penfold & Page, 1999) a montré la supériorité de la distraction par rapport au focus attentionnel. À contrario, une méta-analyse (Podină et al., 2013) n'a rapporté aucune différence en terme d’efficacité entre ces deux conditions. Et d’un autre côté, l’étude de Dethier et al. (2014) a présenté que la distraction amène à des effets négatifs sur le long-terme. Cette hétérogénéité au sein de la littérature peut s’expliquer par la multitude de variations méthodologiques, que ce soit au niveau de l’échantillon, du type de distracteur (diapositives, bandes audio, puzzles,...), des mesures évaluant la peur, etc. Il en résulte une difficulté à confronter ces articles entre eux. Ce mémoire se centre principalement sur la nature des concepts activés associés à la peur phobique durant une exposition. Celle-ci pourrait expliquer l’effet de la distraction. Ce rapport étudie les processus de traitement durant une exposition à travers la phobie spécifique, plus particulièrement l'arachnophobie. Mais notre question principale était de savoir si, comme le postule le modèle « Processing of emotional information model » (PEIM) de Foa et al. (1986), l’activation des concepts schématiques associés à la peur phobique est nécessaire à la réduction de la détresse émotionnelle. La partie empirique de ce mémoire s’inscrit dans la continuité de l’étude « Attentionnal Focus During Visual Exposure : The Role of Schematic versus Non-Schematic Imagery during Exposure with Spider Phobics » (Dethier, Bruneau, & Philippot, 2014). Le but de ce mémoire est de répliquer cette étude tout en essayant d’apporter des réponses à certaines limites présentes. Nos résultats ne vont pas vraiment dans le sens du modèle PEIM de Foa et al. (1986). Nous observons que la nature des concepts activés durant l’exposition n’influence pas l’évaluation subjective de la détresse émotionnelle que ce soit à court ou à long terme. Au vu de nos résultats, il semblerait que le focus attentionnel et la distraction soient l’un comme l'autre efficace dans le processus de changement au sein de l’exposition. En effet, nos deux conditions permettent de diminuer le sentiment subjectif de détresse émotionnelle et d’augmenter le sentiment d’efficacité personnelle. Mais de par nos limites, nous devons rester prudents quant aux interprétations de nos données.