Les représentations des professions : différences intergénérationnelles et stéréotype de genre
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- Nos choix d’orientation professionnelle sont influencés par les représentations que nous avons des professions. Linda Gottfredson approfondit cette influence dans sa théorie de la circonscription et du compromis (1981, 1996, 2002) via une approche développementale de l’orientation professionnelle. De cette théorie découle la carte cognitive des professions qui représente les représentations des professions selon deux axes : le niveau de prestige et le caractère genré. D’un autre côté, Alice H. Eagly, par sa théorie des rôles sociaux des différences et similarités de genre (1987), approfondit l’implication des représentations des rôles de genre dans les représentations des professions et l’orientation professionnelle. Ces différents apports théoriques et le constat des nombreux changements ayant impacté et fait évoluer le monde du travail, nous ont amenés à développer nos questions de recherche. Ce mémoire a pour objectif d’étudier les éventuelles différences intergénérationnelles concernant les représentations des professions, et plus particulièrement concernant les stéréotypes de genre liés aux métiers en Fédération Wallonie-Bruxelles. Pour ce faire, il a été demandé à un large échantillon représentatif de la population en FWB de compléter un questionnaire en ligne investigant leurs représentations des professions. Nos deux premières hypothèses de recherche abordent la question des différences intergénérationnelles concernant l’évaluation du caractère genré des métiers. Nos trois dernières hypothèses questionnent quant à elles, la place du stéréotype de genre dans les représentations des professions. Les résultats de nos analyses statistiques ont démontré une différence significative entre les anciennes générations et les jeunes générations concernant l’évaluation du caractère genré des métiers : les générations Baby-boomer et X évaluent les métiers comme étant plus masculins que les générations Y et Z. Nous avons également démontré une forte corrélation entre le niveau de prestige du métier et l’attribution de traits agentiques : plus un métier est considéré comme étant prestigieux plus il est considéré comme étant agentique. Nous envisageons plusieurs pistes pour une éventuelle future recherche. Étudier l’influence des biais de désirabilité sociale sur nos résultats nous semble pertinent, car avoir des stéréotypes de genre peut être perçu comme étant politiquement incorrect. Approfondir la construction et l’évaluation des dimensions Agentisme (agency) et Communalité (communal), ainsi que leurs liens avec les représentations des professions à travers les générations serait également intéressant.