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Attitude thérapeutique face aux morsures et griffures de chat ou de chien

(2022)

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Les morsures et griffures infligées par les chats et les chiens peuvent mener à des séquelles psychologiques mais surtout physiques (cicatrices, handicaps, amputations) graves. Les décès sont rares. Les infections des plaies sont fréquentes. Elles sont polymicrobiennes et résultent de l’inoculation des bactéries commensales de la flore buccale des chats et des chiens à la victime. Les germes les plus souvent rencontrés lors des cultures microbiologiques sont sensibles aux β-lactamines + inhibiteur de β-lactamase. Cette association reste le premier choix lors d’un traitement prophylactique. Les recommandations actuelles ne préconisent pas une antibiothérapie préventive systématique. Cette décision sera prise en fonction de la gravité de la lésion et du type de patient (immunodéprimé, prothèse…). Le traitement empirique sera éventuellement corrigé en cas d’infection avérée, sévère et évolutive. Le choix de la voie d’administration des antibiotiques (orale ou parentérale) sera dépendant de l’importance et du caractère invasif de l’infection (septicémie, méningite…). L’éventualité de la transmission de la maladie des griffes du chat, une zoonose répandue, ne doit pas être négligée. Les enfants sont particulièrement touchés présentant souvent une fièvre associée à une adénopathie unique satellite du site de blessure. Généralement, cette pathologie guérit spontanément sans traitement. Le risque de rage, quasi-nul en Belgique, et de tétanos doit être pris en compte dans l’approche thérapeutique compte tenu du caractère potentiellement fatal de ces deux affections. Les mesures préventives contre le tétanos seront systématiquement appliquées, en tenant compte du statut vaccinal du patient, tandis que la prise en charge d’un risque éventuel de rage sera évaluée selon le contexte (morsure par animal importé…). Finalement, le pharmacien, acteur des soins de première ligne, peut par ses conseils et sa réactivité contribuer à diminuer l’impact direct et indirect de ces agressions sur la santé de l’individu et sur le budget des soins de santé en général.