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Prédicteurs de longues durées de séjours et de réadmissions à l’hôpital psychiatrique des patients souffrant d’un problème de santé mentale sévère en Belgique

(2021)

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Contenu Depuis les années 1950, le grand mouvement de la désinstitutionalisation qui s’étendu à l’échelle international avait pour objectifs de diminuer le nombre d’hôpitaux, raccourcir les durées de séjours et diminuer le nombre de réadmissions à l’hôpital afin de diminuer les coûts liés à l’hôpital. Un autre objectif était humaniste, il s’agissait en effet d’avoir des soins de qualité dans la communauté. Il fallait donc par la suite développer des structures ambulatoires. Cependant, la Belgique a toujours un nombre élevé de lits d’hôpital par habitant, et les patients psychiatriques en Belgique ont des durées de séjour et des réadmissions plus fréquentes à l’hôpital que dans les autres pays de l’union européenne (Dimitri, D. et al. 2018). Plusieurs études montrent donc que l’objectif de désinstitutionalisation n’est pas encore atteint dans notre pays, si on se base sur l’offre de lits hospitaliers qui reste élevé « L’offre pléthorique de lits psychiatriques à l’hôpital (hôpital psychiatrique ou service psychiatrique d’un hôpital général) : 177 lits/100.000 habitants en 2010. Ce chiffre descend à 144 lits/100.000 habitants en 2014, plaçant la Belgique à la deuxième place du podium européen, après Malte » (Marquis, N. et Susswein, R. 2019) (OMS, 2008). Un élément important à comprendre est d’identifier quels patients restent longtemps à l’hôpital et sont réadmis fréquemment en Belgique ? Et si les longues durées de séjour et les réadmissions à l’hôpital sont liés aux caractéristiques du patient (diagnostic et sévérité de la maladie etc..), ou si d’autres facteurs les influencent (systèmes de santé, pratiques de soins dans différents hôpitaux etc…). Méthodologie Nous avons utilisé les données d’un projet de recherche du groupe MHSR (Mental Health Service Research) de l’Institut de recherche Santé et Société intitulé COFI, dans lequel des données ont été collectées sur plus de 1000 patients psychiatriques belges y compris le nombre de jours et le nombre de réadmissions à l’hôpital pendant un an. Des analyses statistiques ont été réalisées afin d’identifier les prédicteurs de durée de séjour et de réadmission à l’hôpital psychiatrique des patients en Belgique. Résultats et conclusion Le premier résultat important de ce mémoire est que certaines caractéristiques cliniques et sociodémographiques des patients influencent significativement leur durée de séjour à l’hôpital. Le second résultat montre que l’hôpital d’admission reste un prédicteur important de la durée de séjour. Enfin les hôpitaux avec les durées de séjour les plus longues n’ont pas forcément des patients avec un profil clinique plus sévère, mais ils semblent avoir des patients plus précarisés et socialement exclus. D’où l’importance de s’intéresser aux déterminants sociaux si on veut prendre en charge les problèmes de santé mentale.