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Prédire le site de récidive après exérèse macroscopiquement complète d'un glioblastome

(2011)

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Introduction: Le glioblastome (GBM) est une tumeur maligne dite de grade IV. Son incidence est estimée à environ 4/100 000 personnes-années, soit 17% des tumeurs du système nerveux central. Malgré un traitement combiné (chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie), 90% des patients récidivent durant l’année qui suit l’intervention. L’objectif de ce travail est d’identifier les zones d’infiltration tumorale à l’origine de la récidive sur les séquences «anatomiques» (pondérations T1± Gd, 12) et «physiologiques» (perfusion: rCBV, diffusion : ADC) des imageries de résonance magnétique (IRM) péri-opératoires. Méthode: Cette étude rétrospective concerne 23 patients ayant récidivés d’un GBM reséqué de manière macroscopiquement complète. Les récidives tumorales ont été stratifiées en fonction de leur étendue/localisation (focale, péricavitaire, ou extracavitaire), et en fonction du moment où elles ont été diagnostiquées (≤6 mois, 6-12 mois, ou ≥ 12 mois postopératoires). Les rehaussements cavitaires observés sur les séquences anatomiques intra et postopératoires ont été divisés en cinq classes de régions d’intérêt «anatomiques» (ROI): les rehaussements linéaires (L), nodulaires (Nod), non linéaires-non nodulaires (NL), spontanément hyperintenses (Sp.H) et les transsudations intra-cavitaires (T). Afin d’identifier précisément en péri-opératoire les zones où une récidive s’est déclarée (ZR+) et les zones non récidivantes (ZR-), le premier examen ayant permis le diagnostic d’une récidive a été coregistré avec les examens des IRM préopératoires (IRMpr), intra-opératoires (IRMi) et postopératoires (IRMpo). Pour chacun des examens péri-opératoires et pour chacune des strates, le rCBV, l’ADC, et la prévalence des ROlan ont été comparés entre les ZR+, les ZR- et l’hémisphère controlatéral. Un seuil a de 0,05 a été choisi pour les tests statistiques. Résultats: Parmi les cinq ROI, seuls les rehaussements Nod et NL observés en IRMi sont significativement associés aux ZR+, càd à la présence d’une récidive (pNod: 0,005; PNL: 0,01). 100% des cas appartiennent au groupe des récidives diagnostiquées endéans les 6 mois postopératoires. La perfusion péritumorale, mesurée uniquement en préopératoire, tend à être supérieure à celle mesurée dans l’hémisphère controlatéral (p : 0,055), mais on ne distingue pas de différence significative entre ZR+ et ZR- (p: 0,44). Les ADC préopératoires des ZR+ et ZR- sont significativement supérieurs à leurs homologues «sains » controlatéraux (pZR+: 0,002 ; pZR: 0,018). Cependant, ils varient au cours des examens et en fonction de l’étendue de la récidive. L’ADC des ZR+ d’étendue focale est relativement stable au cours des examens, mais n’est significativement supérieur au controlatéral qu’en préopératoire (PIRMpr :0,045 ; PIRMi:0.09 ; PIRMpo : 0,1). Celui des ZR-, stable en pré- et intra-opératoire, chute en postopératoire où il tend à se différencier de celui des ZR+ (PIRMpo: 0,08). L’ADC des ZR+ d’étendue péricavitaire est supérieur à son homologue controlatéral en préopératoire (PIRMpr: 0,02), n’est pas statistiquement différent en intra-opératoire (PIRMi : 0,8), et est à nouveau significativement supérieur en postopératoire (PIRMpo : 0.02). Conclusion : La localisation des rehaussements Nod et/ou NL intra-opératoires est associés à celle de la récidive et permettraient de prédire son origine. Les ZR+ focales, péricavitaires et les ZR- sont caractérisées par des ADC péritumoraux qui évoluent différemment au cours des examens péri-opératoires. L’étude de cette évolution est le second paramètre qui permettrait d’identifier les zones à l’origine des récidives focales et le type d’étendue. Enfin, la perfusion préopératoire, permettrait d’identifier les zones de récidive d’étendue focale.

Citations

Smets, T. (2011). Prédire le site de récidive après exérèse macroscopiquement complète d’un glioblastome.