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Comparaison des effets des méditations brèves en pleine conscience et en compassion sur le comportement prosocial

(2016)

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La compassion et la pleine conscience sont des enseignements qui nous viennent du Bouddhisme et qui se pratiquent grâce à la méditation. Depuis la fin des années 1970, ces thématiques ont été investies dans notre société occidentale et ont engendré un courant important de recherches. Ces recherches ont principalement démontré que la pratique de la méditation en compassion et de la méditation en pleine conscience ont des bénéfices en matière de santé mentale et physique. Dans ce mémoire expérimental, nous nous intéressons aux apports de ces méditations sur le bien-être interpersonnel et plus précisément, sur les comportements prosociaux. Quelques recherches ont déjà été réalisées à ce propos, suggérant un effet positif de ces pratiques (intégrées dans des programmes méditatifs complets) sur les comportements prosociaux. L’objet de notre étude est dès lors, d’analyser les éventuelles influences positives des méditations brèves en compassion et en pleine conscience sur ces derniers, et plus particulièrement sur le phénomène d’ostracisme. Nous en profitons pour comparer les effets de chaque type de méditation. De plus, il semblerait que la méditation et les comportements prosociaux entretiennent des relations avec les émotions ainsi qu’avec la variabilité du rythme cardiaque. Le sens de ces relations étant sujet à controverse dans la littérature actuelle, nous les étudions également afin d’approfondir notre compréhension de ces phénomènes. Dans l’objectif de répondre à notre question de recherche, nous avons procédé à des mesures expérimentales en laboratoire auprès d’un échantillon de participants naïfs. L’analyse de leurs données a principalement révélé qu’un entrainement méditatif bref en compassion renforce la compassion de l’individu ressentie vis-à-vis d’un autre individu, ostracisé, en comparaison à un entrainement méditatif bref en pleine conscience. Nous n’avons pas observé d’effets positifs des méditations brèves, quelles qu’elles soient, sur les comportements d’ostracisme ni sur la variabilité du rythme cardiaque. Cependant, nous avons entrepris des analyses supplémentaires qui ont mis en évidence d’autres relations intéressantes entre nos différentes variables. Nous sommes convaincus de la richesse de cette thématique de recherche et de son intérêt clinique. C’est pourquoi, à partir de nos observations, nous émettons plusieurs suggestions pour encourager une poursuite des études scientifiques à ce propos.