Tsipras, le dette et les réformes. Une analyse critique des discours de la presse écrite française sur la crise grecque de 2015
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- L’objectif de ce mémoire est de montrer le caractère idéologique et politique des discours de la presse française sur la crise grecque de 2015. Nous partons de l’hypothèse de l’orientation néolibérale des discours de presse analysés. Ensuite, nous mettons en avant la présence d’éléments discursifs au sein de notre corpus qui favorisent une certaine interprétation politiquement orientée des négociations en cours à l’époque entre le gouvernement Tsipras et la troïka. Différents cadres d’interprétations, activés grâce à des dispositifs textuels détaillés dans notre travail, délégitiment Tsipras et Syriza en les présentant comme des acteurs politiques irresponsables, dangereux pour l’économie grecque et profitant de manière immorale de l’« aide » européenne. Les réformes néolibérales avancées par la troïka sont quant à elles présentées tendanciellement comme apolitiques, neutres, évidentes et sont traitées en faisant complètement abstraction de leurs potentielles conséquences sociales. Par ailleurs, nous interrogeons la construction discursive de la dette publique grecque (qui constitue un enjeu central de la crise grecque) comme une chose anhistorique qu’il s’agit de rembourser mais dont les causes ou la légitimité ne sont jamais questionnées. The aim of this dissertation is to show the ideological and political nature of French press discourse on the 2015 Greek crisis. We start from the hypothesis of the neoliberal orientation of the press discourses analysed. We then highlight the presence of discursive elements within our corpus that favour a certain politically oriented interpretation of the negotiations underway at the time between the Tsipras government and the Troika. Different frames of interpretation, activated through textual devices detailed in our work, delegitimise Tsipras and Syriza by presenting them as irresponsible political actors, dangerous for the Greek economy and taking immoral advantage of European’s 'help'. The neo-liberal reforms put forward by the troika are presented as apolitical, neutral and obvious, while their potential social consequences are completely ignored. We also question the discursive construction of Greek public debt (which is a central issue in the Greek crisis) as something anhistorical that needs to be repaid but whose causes and legitimacy are never questioned.