Comment expliquer l'écart présent entre la philosophie protectionnelle de la loi de 1965 qui prône les droits des jeunes et qui veut dès lors que le placement soit ordonné en ultime recours et l'augmentation des placements des jeunes en Institution Publique de Protection de la Jeunesse ?
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- La délinquance juvénile est un sujet qui a toujours fait débat au sein de notre société et qui a connu une réelle évolution à partir du XXème siècle. On peut souvent voir apparaître dans la presse des articles concernant des jeunes qui sont placés en Institution Publique de Protection de la Jeunesse pour des faits plus ou moins graves. A côté de cela, divers auteurs de doctrine se plaignent du manque de place au sein de ces institutions. On peut donc voir à travers cela que le placement en IPPJ est fortement utilisé à l’heure d’aujourd’hui par les juges de la jeunesse. Il y a donc une tension entre d’une part la philosophie protectionnelle de la loi de 1965 qui veut que le placement soit requis de manière exceptionnelle et la pratique qui semble avoir régulièrement recours au placement en IPPJ. L’objet de ce mémoire est de comprendre comment un tel écart est apparu entre la loi et la pratique. Nous tenterons de répondre à cette question sur base d’une analyse par théorisation ancrée. Notre mémoire est divisé en trois parties. La première est consacrée à l’explication de la méthode de recherche. La deuxième est une partie théorique permettant de comprendre la notion de philosophie protectionnelle mais aussi son apparition et son évolution. La troisième regroupe nos analyses ainsi que les résultats de notre recherche.