ATTENTION/WARNING - NE PAS DÉPOSER ICI/DO NOT SUBMIT HERE

Ceci est la version de TEST de DIAL.mem. Veuillez ne pas soumettre votre mémoire sur ce site mais bien à l'URL suivante: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
This is the TEST version of DIAL.mem. Please use the following URL to submit your master thesis: 'https://thesis.dial.uclouvain.be'.
 

La formation d'attitudes envers une personne présentant un deuil pathologique: les cas du trouble de deuil prolongé et du trouble de deuil absent

(2021)

Files

Nauts_80241600_2021.pdf
  • Closed access
  • Adobe PDF
  • 1.44 MB

Details

Supervisors
Faculty
Degree label
Abstract
Contexte: Récemment conceptualisé dans les recherches humaines et sociales, comme étant une psychopathologie à part entière et bien qu’aucun consensus quant à sa définition exacte n’ait été favorisé, la littérature scientifique sur le trouble de deuil prolongé ne cesse de croître. Comme de nombreuses psychopathologies, le deuil prolongé ne peut se distancier des attitudes négatives voire stigmatisantes, qui s’y rapportent, en cela comprennent les préjugés, stéréotypes et discriminations. Pourtant, la recherche empirique ne s’est que très peu attardée sur le lien unissant cette composante stigmatisante et cette nouvelle entité psychiatrique. Aucune d’entre elles n’a, par ailleurs, tenté de comparer simultanément deux deuils pathologiques distincts à savoir le trouble de deuil prolongé et le trouble de deuil absent, quant à ce lien stigmatisant éventuel. Objectif : À l’aide d’une étude quantitative, l’objectif de ce mémoire est d’étudier les différences notables sur le versant stigmatisant qui se distinguent entre le deuil pathologique prolongé et le deuil pathologique absent. Le mémoire vient également s’interroger sur les rôles joués par l’intensité des symptômes de deuil et le psychodiagnostic, sur cette composante stigmatisante. Pour ce faire, six hypothèses ont été préalablement proposées. Méthode : Six vignettes cliniques présentant le contexte de vie d’une personne endeuillée ont été aléatoirement distribuées au sein d’une population adulte (+18) parlant couramment le français. Ces vignettes étaient en tous points égales quant à l’histoire qu’elles racontaient si ce n’est qu’elles différaient au niveau des variables indépendantes. Ainsi, les vignettes différaient quant à la présence ou l’absence d’un diagnostic de deuil pathologique (prolongé vs absent) et quant à l’intensité des symptômes de deuil (absents, faibles à modérés, élevés). Après avoir effectué un contrôle de randomisation sur l’ensemble des variables sociodémographiques, les hypothèses ont été analysées et des résultats ont été posés. Résultat : Des différences significatives portant sur certaines dimensions de la stigmatisation sont apparues dans les conditions diagnostiques. Plus de souhaits de stigmatisation étaient relevés lorsqu’un diagnostic de deuil absent était cliniquement posé. Aussi, il a été relevé que l’intensité de deuil faible à modérée, sollicitait plus de réactions de types négatives que le deuil d’intensité élevée, qui elle-même en sollicitait plus que l’intensité absente de deuil. Enfin, contrairement à ce qui était attendu, l’interaction entre la présence d’un diagnostic de deuil prolongé d’intensité élevée provoquait plus de retours stigmatisants que la présence d’un diagnostic clinique de deuil absent. Il est à noter qu’en moyenne, les scores totaux des différents attributs liés à la stigmatisation étaient faibles et que seules la ségrégation, la coercition et la propension à aider élicitaient des réactions neutres à moyennes.

Citations

Nauts, T. (2021). La formation d’attitudes envers une personne présentant un deuil pathologique: les cas du trouble de deuil prolongé et du trouble de deuil absent. https://dial-mem.test.bib.ucl.ac.be/handle/2078.2/24979