Effets d’un champignon mycorhizien à arbuscules et d’une bactérie promotrice de croissance des plantes sur la croissance du froment, Triticum aestivum sous des augmentations de température en écotron
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- L’agriculture est indispensable à la société actuelle, elle doit par ailleurs subvenir à la nutrition de la population mondiale. Parallèlement, le dérèglement climatique impacte les rentabilités des productions, et l’agriculture est en partie responsable des causes de ce dérèglement. Dès lors, afin de rendre l’agriculture acteur d’un changement de tendance, un défi de taille est de maintenir une production agricole mondiale tout en réduisant l’impact anthropique sur l’environnement et en considérant le climat futur. Parmi les modifications des stress amenées par le changement climatique, des vagues de fortes chaleurs risquent d’être plus fréquentes et plus intenses. Ces occurrences climatiques impactent le développement végétal. Le blé, troisième céréale cultivée mondialement, peut souffrir de ces augmentations de température. Les microorganismes associés aux plantes ont montré de nombreux avantages pour la tolérance à des stress, notamment abiotiques, sur le développement du blé. Parmi eux, les champignons mycorhiziens à arbuscules (CMA) et bactéries promotrices de la croissance des plantes (PGPR) peuvent être considérés comme une solution pour limiter l’impact des chocs de températures sur le développement du blé, tout en limitant les conséquences environnementales des produits phytosanitaires de synthèse utilisés actuellement. MicroSoilSystem est un projet ayant pour objectif la mise en place d’un moyen de bio-contrôle et bio-stimulation basé sur l’utilisation de microorganismes. Le mémoire présenté ici prend part à ce projet. Ce dernier a pour objectif : d’une part d’évaluer l’effet d’un CMA, Rhizophagus irregularis MUCL41833 et d’une PGPR, Bacillus velezensis GA1, sur le développement du froment sous deux chocs de températures ; d’autre part d’évaluer l’effet du consortia des deux microorganismes, R. irregularis et B. velezensis sur le développement du froment T. aestivum. Deux expériences ont alors été mises en place, la première afin de simuler des augmentations de température est menée en chambre d’écotron, la seconde est menée en conditions contrôlées. La croissance des plantes étudiées dans les deux expériences a été faite dans des sols issus de parcelles expérimentales à Gembloux. Les résultats de ces expériences ont permis de mettre en évidence différentes interactions. Tout d’abord, les plantes inoculées avec des microorganismes montrent, dans les premiers temps de prélèvement (fin de tallage/début anthèse), des paramètres de développement inférieurs aux traitements contrôles, bien que cette tendance disparaisse au fil de la saison. Toutes les plantes ont souffert des stress induits, quels que soient leurs traitements microbiens. Ensuite, une évolution du développement du CMA a pu être mise en évidence. Enfin, les résultats obtenus ont permis de montrer une compétition entre les microorganismes. Ce mémoire a pu mettre en évidence un continuum au sein des interactions interspécifiques. Dès lors, dans le cas d’une application à grande échelle, il est impératif de prendre en compte les espèces et variétés cultivées. Aussi, les interactions entre les microorganismes sont déterminantes dans les effets de ceux-ci sur leurs échanges avec les végétaux.