Les missions d’éducation à la citoyenneté et d’instruction : concordances et antagonismes
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- Le regain d’intérêt pour l’éducation à la citoyenneté et la réorientation de cette mission a amorcé des changements qui impactent les habitudes et l’identité professionnelle des enseignants. Alors qu’une majorité d’enseignants tentent de résister à ces changements, certains établissements ont réorganisé leur fonctionnement pour s’y adapter en prenant part au dispositif d’écoles citoyennes. Cette recherche phénoménologique s’intéresse à la manière dont des enseignants, vivant la pratique de la citoyenneté active des élèves, perçoivent leur mission d’éducation à la citoyenneté. L’objectif de ce mémoire était donc de comprendre comment ces enseignants, habitués à cette pratique, définissent le rapport entre les missions d’instruction et d’éducation à la citoyenneté. Nous débutons en faisant le point sur certains éléments factuels qui ont conduit à faire passer l’école au rang « d’institution de la citoyenneté par excellence » (Schnapper, 2000, cité par Duhamel, 2010, p.126). Notre analyse repose sur les concepts de « citoyen », d’éducation à la citoyenneté, d’école citoyenne et de relation affective entre l’enseignant et les élèves. Ensuite, nous faisons brièvement l’état des lieux de la mise en œuvre de l’éducation à la citoyenneté en Europe et en FWB. Les entretiens semi-directifs à visée compréhensive ont été réalisés auprès d’un échantillon composé de 2 sous-groupes de 4 enseignants afin d’être en mesure de faire une comparaison : le sous-groupe des enseignants d’école citoyenne et le sous-groupe d’enseignants d’école ordinaire. L’interprétation des résultats révèle que les enseignants participants se déclarent convaincus par la légitimité et les effets positifs de l’éducation à la citoyenneté. Bien que modestes, les résultats vont dans le sens d’un effet positif de l’éducation à la citoyenneté sur le développement des apprentissages des élèves. Aucune différence importante n’a été mise au jour entre les 2 sous-groupes. Ensuite, nous avons relevé, dans le discours des informateurs, 3 modèles différents du statut de citoyen pour les élèves : le citoyen du présent, le citoyen de demain et le "citoyen-élève". Enfin, nous ne sommes pas en mesure d’appuyer l’une ou l’autre de nos hypothèses. Nous retrouvons, en effet, un mélange d’apports de la relation affective et de l’éducation à la citoyenneté dans les discours des enseignants qu’il semble impossible à discerner de façon valide. En conséquence, dans l’état actuel de notre recherche, nous pourrions tout autant justifier que la perception d'une complémentarité des missions d'éducation à la citoyenneté et d'instruction est liée à la RAEE qu'à l'éducation à la citoyenneté