Analyse des politiques agricoles régionales divergentes sur cinq axes, choix économiques et/ou politiques? Étude de cas pour la Flandre et la Wallonie
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- L’étude des cinq axes permet de conclure que les politiques agricoles divergentes en Flandre et en Wallonie sont en partie expliquées par des raisons économiques et politiques. La Flandre va davantage répartir ses ressources en maximisant les facteurs de production pour in fine obtenir une plus grande valeur de production (c’est-à-dire, augmenter son chiffre d’affaires dans le secteur agricole). En effet, les agriculteurs flamands recherchent une production en quantité de certains produits ciblés à forte valeur ajoutée, corrélée à une utilisation intensive d’intrants en vue d’optimiser la production. De plus, les subsides sont prioritairement orientés vers l’amélioration de la compétitivité des fermes (en comparaison avec le sud du pays) ainsi qu’une allocation incitant une meilleure adaptabilité des agriculteurs flamands aux marchés. En Wallonie, la politique agricole est moins homogène qu’au nord du pays. Les subsides sont davantage répartis parmi les différents acteurs du marché, ce qui peut être paradoxale : des aides financières croissantes pour une production sous mode biologique tout en continuant à subsidier massivement l’intensification de l’agriculture. Par ailleurs, la Région wallonne va aussi avoir tendance à davantage aider ses agriculteurs en difficulté (via les soutiens couplés ou les paiements redistributifs). Enfin, elle n’effectue pas de transfert du premier vers le second pilier, ce qui semble refléter une politique moins entrepreneuriale qu’au nord du royaume. Dans l’ensemble, les politiques disparates entre les régions semblent indiquer que la Wallonie est plus à l’écoute des acteurs du marché (consommateurs et producteurs) alors que la Flandre semble être plus à l’écoute de son marché agricole.