Variabilité spatiale et systémique de l’implantation de cultures intermédiaires et du retour de carbone y étant associé dans des sols cultivés en Wallonie.
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- Les terres arables apparaissent comme des alliées majeures dans la lutte contre les changements climatiques. Le transfert du CO2 atmosphérique vers le réservoir que constitue le sol peut se faire via la mise en place de pratiques agricoles stockantes. Les cultures intermédiaires peuvent contribuer à près de 35% du stockage de carbone induit par l’ensemble de ces pratiques. Ce mémoire a pour but de mettre en évidence les différentes pratiques concernant les cultures intermédiaires, ainsi que leurs restitutions potentielles de carbone dans le sol. Deux systèmes (conventionnel et conservation des sols) et deux régions agricoles (Plateau Limoneux et Condroz) sont comparés. Une base de données de 40 parcelles agricoles wallonnes est constituée à cet effet. Pour mener à bien cette étude, réalisée sur une période de 5 ans, 6 indicateurs ont été créés: le nombre de cultures intermédiaires implantées, la durée moyenne de l’implantation des cultures intermédiaires, le nombre de cultures principales différentes implantées, le nombre d’hivers couverts par de la végétation, la restitution potentielle du carbone dans le sol et l’estimation moyenne du SOC. Pour déterminer les valeurs des indicateurs, l’étude s’appuie sur l’imagerie satellitaire de Sentinel-2, Landsat7 et Landsat8 pour une période s’étalant entre novembre 2015 et novembre 2021. Les différences sont ensuite analysées statistiquement via ANOVA de 1er ordre. Les résultats montrent que les indicateurs les plus significatifs sont l’estimation du SOC moyen, le nombre de cultures principales différentes implantées ainsi que la durée moyenne d’implantation des cultures intermédiaires. Le SOC moyen apparait comme largement supérieur dans la région du Condroz par rapport au Plateau Limoneux (14.4 gC.kg−1 , sd : 2.3 et 12.1 gC.kg−1 , sd: 2.4, P ≤ 0.01). Le nombre d’implantation de cultures principales fait apparaitre une différence (P ≤ 0.05) en faveur de l’agriculture de conservation des sols (4 cultures, sd: 0.6) par rapport à l’agriculture conventionnelle (3.3 cultures, sd: 1.0). La différence va également dans le même sens lors de l’étude de la durée moyenne d’implantation des cultures intermédiaires avec une implantation supérieure (P ≤ 0.05) dans le système de conservation (5.5 mois, sd: 1.4) par rapport au système conventionnel (4.4 mois, sd: 1.5). L’indicateur sur la restitution potentielle de carbone dans le sol s’avère nettement moins significatif. Les résultats montrent l’importance du passé cultural par rapport aux méthodes de gestions agricoles mises en place en faveur de la séquestration du carbone dans les sols.