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- Depuis les années quatre-vingts, les organisations ont commencé à publier des informations allant au-delà des informations financières pour satisfaire les investisseurs – et autres parties prenantes – qui les considéraient comme insuffisantes pour refléter les changements dans nos économies (EY, 2013). De nouveaux types de rapports ont alors vu le jour : des rapports non-financiers considérant la gouvernance des organisations, leur impact sur l’environnement ou encore leur responsabilité envers la société en général. Cependant, ces différents rapports étant générés de manière indépendante (chaque département s’occupant de son rapport), devenaient parfois incohérents. En réponse à cela, un concept de rapport plus global, liant informations financières et non-financières, a été imaginé : le reporting intégré. Le but de ce mémoire sera dès lors d’analyser comment une organisation construit son reporting intégré, et plus particulièrement, comme elle mesure les informations non-financières qu’elle y publie. Cette étude sera appliquée à trois organisations en particulier : Coca-Cola Hellenic Botteling Company, Danone et Unilever et aura pour but de répondre à la question : « Comment les capitaux non-financiers sont-ils mesurés dans le cadre du rapport intégré ? ». Ce mémoire est divisé en sept chapitres. Les quatre premiers posent les bases théoriques pour comprendre le contexte dans lequel le reporting intégré est apparu et son développement jusqu’à aujourd’hui et les trois suivants illustrent la partie pratique de ce mémoire : l’analyse des méthodes de mesures des capitaux non-financiers de Coca-Cola Hellenic Bottling Company, Danone et Unilever. Après avoir passé en revue les aspects théoriques sur le contexte dans lequel le reporting intégré est apparu et sur son développement jusqu’à aujourd’hui, nous avons présenté les résultats de notre analyse. Nous avons conclu que les méthodes de mesure des capitaux non-financiers utilisées par ces trois organisations étaient sensiblement les mêmes malgré quelques divergences, notamment dues à leur vision individuelle. Nous avons également dressé quelques remarques sur leur implémentation globale du reporting intégrée qui, elle, varie beaucoup plus d’une organisation à l’autre.