Quelles sont les situations qui imposent un recours aux urgences pédiatriques et celles où celui-ci peut-être évité ? Etude prospective au sein du service des urgences pédiatriques de l’HUDERF
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- Introduction : L’HUDERF est confronté à une augmentation de la demande en soins non programmés. Le travail du professionnel des urgences se retrouve surchargé par des consultations qui peuvent être réalisées chez le médecin traitant. Nous avons étudié la part des patients qui, à posteriori, recourent de manière justifiée et non justifiée aux urgences, et avons établi des situations où, à priori, le recours aux urgences s’impose et où celui-ci peut-être évité. Matériel et méthode : Une analyse de tous les patients (n=712) qui se sont présentés entre le 5 mai et le 12 mai 2018 a été réalisée (chi 2). De plus, une partie des accompagnants (n=468) a répondu à un questionnaire visant à mettre en évidence les motifs de consultation, l’urgence ressentie, l’acceptation d’une réorientation vers un médecin généraliste à l’issu de la consultation de l’infirmier d’accueil et d’orientation et la connaissance d’alternative aux urgences. Des relations significatives ont été obtenues. Résultats : Situations … … qui imposent un recours aux urgences : Lorsque la plainte est un traumatisme ou un accident. Les patients mis en catégorie urgente par l’infirmier d’accueil et d’orientation. Les patients dont les accompagnants recourent aux urgences pour les ressources technologiques et humaines se trouvant aux urgences. Les patients avec une pathologie chronique qui consultent au sujet de leur pathologie chronique. Les patients dont les accompagnants connaissent une alternative aux urgences au moment de consulter mais qui choisissent tout de même de consulter aux urgences. Les patients référés par un médecin. Lorsque la plainte est psycho-sociale. …où le recours aux urgences doit être évité : Consulter aux urgences principalement pour des raisons d’accessibilité. L’indisponibilité ou l’absence de médecin traitant. Les patients mis en catégorie non urgente par l’infirmier d’accueil et d’orientation à l’exception des patients devant avoir une consultation chirurgicale. Pour faire consulter plusieurs membres d’une même famille. • 59,4% des accompagnants des patients classés non urgents par l’infirmier d’accueil et d’orientation, acceptent d’être redirigés chez un médecin généraliste proche de l’hôpital. • Aucune relation significative n’a pu être mise en évidence entre l’urgence ressentie de l’accompagnant et le recours justifié aux urgences. • Les comportements et les critères sociodémographiques qui tendent vers un recours non justifié aux urgences : consultation les jours fériés et les week-ends ; le domicile étant proche à moyennement loin (2,5 à 20 km) de l’hôpital ; le patient âgé de 3 mois à 3 ans. Conclusion : L’accès aux urgences ne devrait être octroyé que par l’infirmier d’orientation et d’accueil. Pour toutes les situations où le recours aux urgences doit être évité, des structures de médecine générale à proximité du service des urgences devraient être mises en place pour permettre une redirection des patients. Ces structures devraient être proches de l’hôpital et être ouvertes 24h/24 7j/7. Une plus grande publicité devrait être faite au sujet des postes médicaux de garde existants.