L'effet de l'activation physiologique sur la reconnaissance de stimuli émotionnels
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- Les théories de la cognition incarnée s’intéressent aux liens étroits qui unissent la cognition et les systèmes sensori-moteurs. Ces théories se sont également consacrées à la question du traitement de l’information émotionnelle. Dans ce domaine des émotions incarnées, une étude a observé que le niveau d’activation physiologique pouvait influencer l’accès à la conscience de stimuli émotionnels. Les stimuli étaient plus vite détectés si leur niveau d’activation correspondait au niveau d’activation physiologique (Kever et al., 2015). À la suite de cette étude, l’objectif principal de ce mémoire était de déterminer si un effet similaire pouvait à nouveau être observé dans une tâche impliquant cette fois un processus d’inférences top-down. Lors de l’expérience, soixante participants ont été soumis à une séance de vélo ainsi qu’à une séance de relaxation afin de modifier la fréquence cardiaque. Après chaque séance, les participants ont réalisé une tâche de reconnaissance constructive. Des mots, cachés d’abord par un masque, étaient présentés l’un après l’autre sur un écran. Suite à la disparition des pixels le recouvrant, le mot à devenait peu à peu visible. Le participant devait déterminer le plus rapidement possible si le mot reconnu comportait une dimension émotionnelle ou non. Les temps de reconnaissance ont été enregistrés pour chaque mot. Les résultats ont montré un effet d’interaction significatif entre le niveau d’activation des participants et le niveau d’activation des mots correctement identifiés lors de la tâche de reconnaissance. Cependant, pour les mots à niveau d’intensité élevé, les résultats semblent avoir été confrontés à une limite. Ces résultats contribuent néanmoins à un enrichissement de la littérature concernant l’influence de l’activation physiologique sur le traitement de l’information émotionnelle. Afin d’approfondir le savoir en ce domaine, des recherches ultérieures pourraient poursuivre les investigations en changeant par exemple la nature de la tâche et en impliquant d’autres processus cognitifs.