Analyse de la transformation structurelle de l’Éthiopie: Le passage d’une économie traditionnelle à une économie moderne.
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- En 2010, L’Éthiopie a mis en place son premier plan de transformation structurelle : « Ethiopia Growth and Transformation Plan II (GTP II) » Depuis le début du GTP, l’économie éthiopienne a été longuement qualifiée de nouvelle usine du monde. En effet, afin de réaliser une transformation structurelle, c’est-à-dire de passer d’une économie traditionnelle vers une économie moderne, il a été primordial d’investir dans les secteurs à forte productivité et porteurs d’emplois, tels que le secteur manufacturier. De plus, l’Éthiopie, 2e pays le plus peuplé d’Afrique avec un peu plus de 100 millions d’habitants, peut alors compter sur une main-d’œuvre abondante et bon marché. Celle-ci constitue un véritable avantage comparatif non négligeable pour les investisseurs étrangers. Cependant, la main d’œuvre éthiopienne reste très concentrée dans le secteur agricole où la productivité est considérablement faible par rapport aux secteurs des services et industrielles qui ont eu des productivités plus élevées. Le processus de transformation structurelle voudrait alors l'amélioration de la productivité et une meilleure répartition de la main d’œuvre, avec notamment une orientation vers les secteurs modernes ; car pour l’instant, elle est encore essentiellement concentrée sur le secteur agricole. Il existe de nombreux freins à la bonne exécution de ce processus de transition. Parmi ces freins, on peut citer par exemple : le manque d’infrastructure, l’accès limité au crédit et le manque d’investissement dans la recherche et développement. Même si les chiffres montrent que le processus de transformation est bien en train d’avoir lieu, avec notamment la part de la valeur ajoutée du secteur agricole qui diminue et l’emploi agricole qui suit le même mouvement, les secteurs les plus productifs à l’exemple du secteur manufacturier ont encore du mal à se développer. On constate alors que l’économie a été tirée par le sous-secteur de la construction (qui fait partie du secteur industriel). Puisque l’Éthiopie est dans une phase de transformation, et cela ne pourra voir le jour sans que le pays puisse construire les infrastructures nécessaires (transport, électricité, logement) pour accueillir les investissements qu’ils soient privés ou publics.