L’ambition régionale de la Fédération de Russie et l’influence subséquente qu’elle exerce sur les pays de l’ex-URSS. Etude de cas : l’Ukraine.
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- Dès l’effondrement du bloc soviétique, la Fédération de Russie a tenté de recouvrer son influence auprès des anciennes républiques socialistes soviétiques. La Communauté des Etats Indépendants (CEI), la Communauté économique eurasiatique (Eurasec/CEEA), puis l’Union économique eurasiatique (UEEA) sont tant d’exemples de tentatives de rapprochement intergouvernementaux entre les pays de l’ex-URSS. Dans ces organisations politico-économiques où le défi de trouve dans la réintégration de l’espace post-soviétique, la Fédération de Russie jour un rôle prépondérant er se place en position d’hégémon. Au delà de ces partenariats interétatiques, la Russie tente également d’exercer cette hégémonie régionale par des moyens conventionnels et non-conventionnels. Elle tente alors d’exercer son influence via des canaux alternatifs. Son influence sur des minorités russophones par le biais de centres d’études des langues, de mouvements de jeunesse et de fondations, est l’un de ces moyens d’influence parmi tant d’autres dont use le Kremlin afin de réaliser ses ambitions géostratégiques à l’échelle régionale. Notre cas d’étude nous poussera à nous pencher sur les modalités de cette influence exercée par la Fédération de Russie, et plus précisément sur celle exercée sur l’Ukraine en tant qu’Etat et territoire. Ce choix étatique et géographique est motivé par la grande instabilité qui caractérise le pays depuis le début de la crise ukrainienne en novembre 2013, alimentant la littérature scientifique et animant les débats politiques, ainsi que par l’importance stratégique que représente l’Ukraine au regard du projet d’intégration régionale eurasiatique.