Dynamique motivationnelle et défis d’intégration des élèves primo-arrivants ukrainiens dans le secondaire inférieur
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- Le 24 février 2024, la Russie entre en guerre contre l’Ukraine, poussant une grande partie des civils à fuir vers plusieurs pays, dont la Belgique. Parmi ces réfugiés, on compte, en Belgique, 23 472 mineurs, dont 1 282 non accompagnés, en août 2023. Certains d'entre eux ont été intégrés dans les établissements secondaires où nous enseignons, ce qui suscite un intérêt pour leur intégration et leur dynamique motivationnelle. La question de recherche qui guide l’étude est « Quelles sont les dynamiques motivationnelles et les difficultés auxquelles les élèves primo-arrivants ukrainiens font face lors de leur intégration dans le système éducatif belge au niveau secondaire inférieur ? ». Pour y répondre, nous nous appuyons sur plusieurs théories et auteurs : la pyramide des besoins de Maslow (1943), la dynamique motivationnelle de Ryan et Deci (2017), les défis de l’intégration des élèves primo-arrivants (Lafortune, 2014), la motivation selon Cha (2020) et Ward (2001) ainsi que sur la différenciation pédagogique, telle que présentée par Guay et al. (2006). Afin de confronter la littérature scientifique existante, nous avons mené une étude qualitative dans une école secondaire francophone à Bruxelles en adoptant une approche par étude de cas. La méthodologie comprenait des entretiens semi-directifs avec sept élèves ukrainiens et quatre enseignants FLE ainsi que des observations en classes. Les résultats indiquent que les élèves ukrainiens apprécient la stabilité sociale et économique en Belgique. Bien qu'ils se sentent en sécurité dans leur école à Bruxelles, ils tendent à se regrouper avec d'autres ukrainiens pour se rassurer. Les enseignants les encouragent, ce qui les pousse à persévérer, mais la difficulté d'apprentissage du français reste un obstacle important à leur intégration. Beaucoup envisagent de poursuivre des études supérieures en Belgique ou en Ukraine. Les enseignants, quant à eux, manquent de soutien social et institutionnel, nécessitant des formations, des manuels spécialisés et du temps supplémentaire pour la planification des cours. En somme, les analyses soulignent la résilience des élèves ukrainiens. Cependant, les résultats pourraient être influencés par le caractère multiculturel de Bruxelles. Pour de futures recherches, il serait pertinent d'élargir le champ de l’étude et d’adopter une approche longitudinale sur des échantillons plus larges pour mieux comprendre la dynamique motivationnelle des élèves primo-arrivants ukrainiens.