Le régime juridique belge de la prostitution au prisme des féminismes : vers un modèle qui réconcilie les paradigmes de l'autonomie et de l'exploitation ?
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- Faut-il parler des prostituées comme des victimes ou des travailleuses du sexe ? La prostitution est-elle un viol tarifé ou un travail émancipateur ? Doit-on l’interdire ou la légaliser ? Toutes ces questions reflètent les positions contradictoires du mouvement féministe libéral et du mouvement féministe radical dans les débats relatifs à la prostitution. Ces positions, marquées par l’opposition entre le paradigme de l’autonomie et celui de l’exploitation, se sont progressivement immiscées dans la sphère politique et ont conduit à l’adoption de différents modèles juridiques régissant l’activité prostitutionnelle. En raison du caractère binaire des théories féministes, ces systèmes juridiques ont hélas tendance à enfermer les prostituées dans des catégories univoques et simplistes. Toutefois, est-il possible de parvenir à un système juridique qui tiendrait compte à la fois des aspirations à l’autodétermination sexuelle et de la nécessité de protéger les personnes prostituées ? Dans ce mémoire, nous analyserons l’évolution de l’encadrement juridique belge de la prostitution au prisme des féminismes. L’objectif sera, alors, de déterminer les lignes directrices d’un modèle « idéal », ou à tout le moins approprié, en matière de prostitution.