Le statut des travailleurs de plateformes par le prisme de l'Agenda de l'Organisation internationale du Travail ( O.I.T.)
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- Sur le chemin du travail, de l’université ou en vacances à l’étranger, les opportunités ne manquent pas de croiser des coursiers, la tête dans le guidon, en route vers leur prochaine course. Cependant, ce phénomène est aussi récent qu’il est géographiquement étendu. Le mois de mars 2020 a signé, en Belgique, une nouvelle vague de contaminations touchant le pays et emportant avec elle les confinements successifs, les craintes du virus et les fermetures des bars et établissements de petites et grandes restaurations. Autant de facteurs qui ont bénéficié aux plateformes de livraison de repas. La pandémie de la COVID-19 que nous connaissons maintenant depuis plus de deux années, a mis un coup de projecteur sur les plateformes de livraison comme Deliveroo. Une visibilisation de ce phénomène s’est installée au fil des jours successifs de confinement. « A l’heure où tout un chacun était forcé de s’emmurer. Les coursiers ont pris place dans ces rues vidées de la population ». Auparavant, les citoyens voyaient les coursiers sans les regarder. Dans le même temps, le nombre d’individus travaillant sur ces plateformes a augmenté, pour compléter les revenus de leur premier emploi ou pour substituer la perte d’un travail. Cette visibilisation s’est déployée dans le paysage visuel et journalistique. Pas une semaine ne passe sans que les revendications des travailleurs de plateformes ne suscitent des débats, des interrogations dans les journaux et revues diverses. Ces travailleurs « atypiques » immergés dans une externalisation et une protection sociale nivelée vers le bas, sont poussés à exprimer leur désaccord et à revendiquer des droits sociaux. Mais alors que ces coursiers et chauffeurs évoluent dans une « zone grise » isolée de la standardisation, quelles sont leurs armes pour mettre en avant et imposer leur combat socio-politique ? Ces revendications liées à la précarisation en même temps qu’elles conscientisent la population, amènent, également des questionnements éthiques. Partant de l’hypothèse que dans nos pays occidentaux, l’accession à un travail décent est une donnée incontestable, nous allons confronter cette affirmation à l’étude du statut des travailleurs de plateformes. Effectivement, ce mémoire a pour ambition d’étudier le statut actuel des travailleurs de plateformes par le prisme des quatre piliers de l’Agenda sur le travail décent de l’Organisation internationale du travail (création d’emploi, droits au travail, protection sociale et dialogue social).