Violences conjugales : comprendre leur existence et leur persistance : comment comprendre la tendance continue des violences conjugales à Bruxelles, malgré l’émergence d’une politique de tolérance zéro?
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- Les violences conjugales constituent une problématique complexe qui a été mise en lumière depuis les années 70 dans nos sociétés. Depuis 2006, elles ont donné naissance en Belgique à la circulaire COL4/2006, qui se réfère à la politique de tolérance zéro mise en place pour répondre à la conscientisation publique du problème. Le premier volet de l’étude vise la reprise des données quantitatives sur le sujet à Bruxelles, notre terrain de recherche. Parmi les rapports et les données reprises, c’est l’évaluation de Charlotte Vanneste sur la politique criminelle en matière de violences conjugales qui sera la plus structurante. Comme cette dernière, le croisement de nos données mène à la conclusion sinistre d’une politique inefficace en termes de réduction de la récidive et des faits commis. De cette analyse a découlé notre question de recherche : « Comment comprendre la tendance continue des violences conjugales à Bruxelles, malgré l’émergence d’une politique de tolérance zéro ? ». Le deuxième volet porte ensuite sur l’étude des données qualitatives. Son but est triple : analyser les paradigmes des institutions en contact avec les violences conjugales ; reprendre les traits constituant de ces violences ; comparer les outils et les méthodologies des professionnels mis en place pour traiter la problématique. Enfin, la partie hypothétique du travail tend à mettre en lien les données observées avec certaines grandes théories criminologiques dans un paradigme majoritairement constructiviste. Les réponses à la question de recherche passent premièrement par l’idée d’une fonction sociale des violences conjugales. Celle-ci est travaillée sous deux formes : la fonction d’emprise et la fonction de réussite sociale. Deuxièmement, l’existence et la persistance des violences conjugales sont expliquées par une approche plus interactionniste en y incluant les concepts de stigmate et de statut, en insistant sur la signification des interactions humaines. Enfin, les hypothèses culturelles du sens commun sont remises dans leur contexte théorique et, bien qu’en partie pertinentes, déclarées comme insatisfaisantes et risquées pour répondre à notre question de recherche.