Le rôle des métabolites dérivés du microenvironnement dans la progression des cancers de la tête et du cou
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- Les cancers de la tête et du cou (HNSCC) sont un type de cancer pour lequel la résistance (primaire ou secondaire) aux traitements représente un défi clinique majeur, à l’origine d’un faible taux de survie, notamment pour les patients avec des HNSCC à un stade avancé. En l’absence d’altérations génétiques pouvant expliquer la progression de la maladie, en particulier la résistance aux traitements, ces patients ne bénéficient pas d’une médecine personnalisée et l’arsenal thérapeutique a peu évolué au cours des 10 dernières années. Le microenvironnement tumoral (TME) a émergé comme un acteur majeur dans la progression des HNSCC, en permettant la sélection et/ou l’émergence de populations de cellules cancéreuses plus enclines à résister aux traitements et à disséminer vers des tissus à distance. En particulier, la reprogrammation du métabolisme tumoral en réponse à l’influence du TME (et des stress thérapeutiques) apparaît comme une voie d’intérêt pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques. Dans ce mémoire, une recherche bibliographique a été réalisée, via les bases de données PubMed et Scopus, pour définir les composants cellulaires principaux du TME des HNSCC. Les métabolites associés au TME et leur rôle dans la progression des HNSCC ont été étudiés. En particulier, l’influence de caractéristiques du TME comme l’hypoxie, l’acidose, le microbiote oral ou encore la présence de cancer-associated fibroblasts (CAFs) a été analysée. Cette étude a mis en avant le rôle de nombreux métabolites comme les acides aminés, le glucose ou encore les acides gras (à chaine courte ou longue) dans la communication intercellulaire et la progression des HNSCC. Ces observations permettent d’envisager le développement de nouvelles approches thérapeutiques ciblant ces modes de communication métabolique pour ralentir la progression de la maladie chez les patients avec un HNSCC.