Centre de Prise en charge des Violences Sexuelles: Dissociabilité des réponses, à court et long terme, aux besoins et droits des victimes? Analyse du discours des professionnels
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- Conformément à la signature de la Convention d’Istanbul de 2011, trois Centres de Prise en charge des Violences Sexuelles ont vu le jour en Belgique, sous forme de projet pilote en 2017. Ces centres ont pour objectif la prise en charge globale des victimes des violences sexuelles, à court terme : avec l’administration de soins médicaux, d’un support psychologique, d’une enquête médico-légale, de la possibilité de déposer plainte et d’un suivi médical global, en un seul et même lieu. Si ce type de prise en charge correspond à la réponse préconisée par les recherches en victimologie, d’autres recherches ont mis en exergue l’importance de soins s’inscrivant dans la durée. Or, le modèle de ces centres prévoit un système de référencement des victimes à des services de soins externes, pour une réponse à plus long terme. Il est dès lors utile de se questionner quant à la dissociabilité de ces deux types de réponses. L’analyse du discours des professionnels, à travers leurs pratiques informelles, permet de mettre en lumière que ces réponses peuvent être dissociées, mais ne peuvent être disjointes.