Comment les institutions et services psychiatriques implémentent-ils une prévention diétético-alimentaire à destination de leurs patients souffrant de troubles de la santé mentale de type dépressif ou anxieux?
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- Introduction : Notre étude porte sur la relation entre la santé mentale et l’alimentation chez les patients dépressifs et anxieux. En effet, certains comportements et régimes alimentaires ont des incidences sur les symptômes de dépression et d’anxiété des patients. Inversement, la santé mentale impacte les comportements alimentaires. Une augmentation de mauvaises habitudes alimentaires ainsi que de troubles mentaux étant perceptible actuellement dans notre société, nous nous questionnons sur le positionnement des patients dépressifs et anxieux, des soignants et des institutions psychiatriques face à la place accordée à la prévention diétético-alimentaire. Questions de recherche : « Comment les institutions et services psychiatriques implémentent-ils une prévention diétético-alimentaire à destination de leurs patients souffrant de troubles de la santé mentale de type dépressif ou anxieux ? » Méthodes : À l’aide d’une méthode qualitative, nous avons réalisés des entretiens individuels semi-directifs. Nous avons interrogés différents soignants travaillant dans des institutions et services psychiatriques Bruxellois et Wallons, en hospitalisation ou en ambulatoire, avec des patients dépressifs et anxieux. Résultats et discussion : Les résultats ont montré que les patients dépressifs et anxieux présentaient des comportements alimentaires défavorisant leur alimentation, influencés par divers déterminants, principalement la pathologie psychiatrique qui semble occuper, dans les institutions et services, une place impactante. Une ouverture des soignants à se voir octroyer des missions dans le suivi nutritionnel des patients est observée, malgré différents éléments influençant cette dernière. Des démarches préventives mais surtout une importance accordée à la prise en charge sémiologique est perceptible dans les institutions et services psychiatriques. Conclusion : Influencés par divers déterminants, les mauvaises habitudes alimentaires ainsi que les troubles mentaux ne cessent d’augmenter dans notre société. Au terme de l’analyse, nous pouvons mettre en exergue une prise en charge accentuée sur le traitement sémiologique, qu’il est tout de même pertinent de maintenir, plutôt que sur la prévention. Les pistes d’action vont dans une direction de prévention en sensibilisant tant les patients que les soignants à la problématique et en identifiant le moment opportun pour la prise en charge nutritionnelle.