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Le médecin doit-il encore faire des certificats médicaux ?

(2021)

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Le médecin traitant a dans ses multiples rôles celui de certifier. Cette tâche quotidienne est complexe et non dénuée d’implications. Quelle objectivité conférer aux certificats rédigés Quelles sont les implications sur la relation médecin-patient ? Sur la charge de travail des médecins déjà très sollicités ? Quelle est la responsabilité sociétale du médecin dans son rôle de certificateur si toute fois, elle existe? Ce travail constitue une analyse réflexive de la problématique des certificats médicaux et se positionne dans une dimension éthique et sociale de la pratique de médecine générale. Il ne s’agit pas d’un guide de bonne pratique à la rédaction des certificats médicaux, mais bien d’une profonde réflexion sur les dimensions du système, fort peu discutées dans le monde médical. Méthodologie : Cette recherche s’est effectuée en trois parties : la première par une revue narrative de la littérature traitant de la problématique des certificats médicaux en médecine générale. La seconde à travers une étude qualitative d’entretiens dits « focus group ». Trois focus groups ont été réalisés entre le mois d’octobre et décembre 2020 totalisant 39 participants provenant de trois régions différentes (Bruxelles, Brabant-Wallon et Namur).La troisième partie a consisté en des entretiens individuels semi-structurés avec des personnes ayant une partie prenante (stakeholders) dans la problématique actuelle. Résultats : Les médecins tiennent compte du discours du patient et des facteurs bio-psycho-sociaux qui le concernent afin d’établir de façon objective un certificat médical juste. Ils s’accordent à dire que le certificat rédigé est le plus objectif possible sans toutefois l’être totalement. Une problématique concernant les certificats médicaux est discutée dans la littérature mais moins ressentie au sein des médecins interrogés. Le médecin dans son double rôle de soignant et de certificateur est soumis à de multiples difficultés (ex : l’impact dans la relation médecin-patient). Le certificat est cependant aussi une source d’opportunités. Les médecins se sentent compétents dans l’évaluation d’incapacité de travail mais moins pour les certificats sportifs. Des divergences ont été relevées concernant la charge de travail liée à ces documents administratifs jugée excessive dans la littérature mais raisonnable pour les médecins des focus groups. Les dimensions sociales telles que l’absentéisme ne sont pas apparues comme un sujet de questionnement préalable. En ce qui concerne les ‘stakeholders’, ils n’ont pas évoqué de réel malaise vis-à-vis des certificats médicaux établis par les médecins traitants. La confiance des entreprises dans leurs certificats est cependant toute relative. Tous s’accordent cependant sur le fait que le médecin, par son statut et la connaissance du patient, est la personne la plus légitime pour évaluer l’incapacité d’un travailleur. Le manque de concertation entre les généralistes et la médecine du travail semble être un avis partagé par toutes les personnes interrogées. Il existe des pistes d’amélioration du système. Celles-ci requièrent certainement une mobilisation de tous les intervenants concernés. Conclusion : Une parfaite objectivité ne peut exister au sein des certificats médicaux rédigés par les médecins traitants du fait de la condition humaine du patient et du médecin. Ce dernier peut cependant rédiger ce document de façon objective et produire un certificat empreint de justesse. Les médecins et intervenants extérieurs interrogés sont globalement satisfaits du système mais quelques changements concrets permettraient d’améliorer fortement l’opérationnalité de celui-ci.