Quelles sont les connaissances et compétences des acteurs des urgences à propos des spécificités gériatriques de nos aînés?
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- Introduction : Le vieillissement démographique entraîne un certain nombre de changements dans notre société et la question de notre capacité à soigner les personnes âgées de manière efficace et adéquate se pose dans nos services d’urgence. Ce mémoire a pour objectif d’évaluer les connaissances et les compétences perçues par les acteurs des urgences au sujet des spécificités gériatriques, et de formuler des recommandations à mettre en œuvre au sein de notre service. Méthode : Les acteurs des urgences de la Clinique Saint-Pierre à Ottignies ont été interrogés via un questionnaire en ligne, reprenant 38 questions dont 6 sur leurs caractéristiques sociodémographiques, 32 de connaissances et 1 sur les habiletés perçues concernant les personnes âgées. Résultats : Le taux de participation à l’étude est de 84,09 %. Le pourcentage de bonnes réponses aux questions de connaissances (72,5%) est considéré comme bon. Les scores concernant l’évaluation de la proportion des personnes âgées dans le futur en Belgique sont très bons, mais un tiers des répondants ne sont pas à même d’évaluer le nombre de visites des patients de plus de 75 ans dans les services d’urgence en 2018. Les meilleures connaissances concernent l’alitement des personnes âgées, les aidants proches et les signes de maltraitance, l’hydratation ou la nutrition, les plaies de pression ou encore les conséquences négatives de certains traitements médicamenteux chez les personnes âgées. Les moins bonnes réponses relèvent de la communication avec le patient âgé ou de l’empathie. Les réponses touchant certaines spécificités gériatriques obtiennent des scores insatisfaisants. La meilleure habileté perçue est l’évaluation de la douleur. Les habiletés considérées comme les plus faibles sont la reconnaissance de la dépression, l’évaluation de spécificités propres à la personne âgée, ainsi que la mise à disposition d’explications appropriées. Conclusion : Les connaissances des soignants des urgences sont globalement satisfaisantes. Quelques points méritent d’être améliorés, comme la communication ou l’empathie. Il est nécessaire d’approfondir les connaissances au sujet de certaines spécificités, telles que l’évaluation du risque de chute ou du risque de délirium. L’utilisation d’une échelle de dépistage de la fragilité de la personne âgée est recommandée dès l’admission de ces patients. Les habiletés perçues à l’égard de la personne âgée sont considérées comme faibles par les acteurs des urgences. Cette perception corrobore les résultats au test de connaissances. Un travail pluridisciplinaire avec les référents gériatriques de notre institution est à envisager afin de sensibiliser les soignants des urgences aux besoins spécifiques de nos aînés, et de travailler la notion d’urgences chez la personne âgée.