Les leçons que l'intrapreneuriat peut apporter à la philosophie de l'entreprise libérée - une visée pragmatique et critique
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- Ce mémoire s’inscrit dans une perspective critique et pragmatique et comporte un intérêt tant pour le monde académique que pour les praticiens. Il s’agit en effet de partir des critiques de l’entreprise libérée énoncées dans la littérature et d’y apporter des clés de compréhension grâce à la pratique de l’intrapreneuriat. Nos trois propositions de recherche (le manque de régulation, la double distanciation et la mise en avant de la responsabilité) sont étudiées au travers de deux études de cas (Decathlon Belgique et Sodexo Belgique) afin de pouvoir apporter des questionnements et ouvertures pour de futures recherches. Quant à notre travail de recherche, notre méthodologie est caractérisée par trois éléments, qui sont l’exploration, le quantitatif et l’abductif. Grâce aux analyses d’entretiens et de documents internes à ces études de cas précédemment citées, nous sommes parvenus à détecter des premières pistes de compréhension et de réflexion répondant ainsi à notre question de recherche : « Quelles leçons l’intrapreneuriat peut-il apporter à la philosophie de l’entreprise libérée », modifiant ainsi nos propositions. En effet, nous avons conclu trois constats. Le premier étant que, même si la libération prône un espace de liberté, sa mise en place peut nécessiter le besoin de cadrer les libertés d’initiatives, auquel l’intrapreneuriat peut apporter des leçons, par exemple au travers de ses différents dispositifs intrapreneuriaux, ses outils de coachings et ses formations entrepreneuriales. La question des effets des récompenses sur l’organisation dans son ensemble était controversée chez nos répondants. Ces résultats pourraient s’expliquer par une différence de profil et de vécu sur le terrain. Ensuite, la responsabilité est une notion ayant fait l’unanimité, c’est-à-dire qu’elle semble importante à mettre en avant au même titre que la bienveillance et la liberté. Il faudrait cependant veiller à ce qu’elle ne devienne pas un frein à l’intrapreneuriat. Enfin, nous avons pu conclure que la distanciation entre la vision de libération et le réel au travail n’a pas lieu d’être dans nos cas étudiés et que la distance de l’intrapreneur par rapport au terrain n’était pas présente non plus. Ce constat serait peut-être dû au principe de subsidiarité, caractéristique propre à l’entreprise libérée. Ce constat constitue l’ouverture en fin de conclusion. Notre travail se termine par un recul critique sur la méthodologie choisie, notre objet d’étude et notre projet de stage, reflétant ainsi en partie notre ambition pragmatique.