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Lehmann_63609000_2018.pdf
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- L’école traditionnelle s’est organisée d’une manière qui s’est vite standardisée, et que l’on appelle la « forme scolaire ». Cette école classique s’est étendue au moment de la constitution de l’Etat-Nation, au début de la période historique que l’on appelle la Modernité. L’école est devenue une institution sociale au 19e siècle, durant l’industrialisation de la société, pour répondre d’une part à un besoin instrumental de formation de la main-d’œuvre, et d’autre part à une mission de socialisation. L’institution scolaire devait permettre à chacun l’intégration sociale, grâce à la transmission des normes morales et culturelles, et l’émancipation, grâce à l’acquisition de savoirs. A la suite d’auteurs comme Rosa (2013) nous pensons que nous vivons dans une société qui a évolué par rapport à la société industrielle. Elle serait marquée par le risque, l’individualisation des choix normatifs, et la porosité entre les anciennes classes sociales (Beck, 1998). Dans cette période que Rosa qualifie de Modernité tardive, s’il y a bien une liaison entre la société et l’institution scolaire, il pourrait y avoir des éléments de décalage entre la forme scolaire traditionnelle, héritée d’anciennes époques, et la société actuelle. Certaines offres spécifiques de formation présentes aujourd’hui pourraient illustrer cette désynchronisation entre la temporalité scolaire et celle de la vie sociale, et indiquer des pistes de réformes éventuelles pour repenser la forme scolaire de demain. Par l’observation de trois dispositifs, l’objectif de cette contribution est d’apporter des données et une proposition de grille d’analyse catégorielle pouvant alimenter la discussion, et suggérer des recherches de plus grande envergure concernant cette thématique.