Facteurs socio-économiques et performances cognitives chez des patients gériatriques hospitalisés
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- Le sujet traité de ce mémoire aborde le sujet de la performance cognitive et des facteurs socio-économiques dans une population clinique gériatrique de première ligne. La performance cognitive représente les capacités de notre cerveau qui nous permettent de communiquer, de percevoir notre environnement, de nous concentrer, de nous souvenir d’un événement ou d’accumuler des connaissances. Pour l’évaluer nous utilisons plusieurs tests cognitifs dont le Mini-Mental State Examination (MMSE). Cependant lors de l’interprétation des résultats de ce test, les facteurs socio-économiques du patient sont rarement pris en compte. Nous avons donc posé la question de recherche suivante : « Quels sont les facteurs socio-économiques associés à la performance cognitive, chez des patients hospitalisés en gériatrie ? ». Objectif de recherche : L’objectif principal poursuivi est d’identifier et analyser les effets des facteurs socio-économiques sur les performances cognitives au sein d’une population clinique gériatrique de première ligne. Méthodes : Les données utilisées sont issues de la pratique clinique. Au total 80 patients ont été inclus dans l’analyse. Il s’agit d’une analyse transversale analytique et les données ont été analysées à l’aide de modèles de régressions linéaires. Résultats : Après analyse, il ressort de ce travail que le niveau de scolarité, la profession, la propriété du logement ainsi que le mode de vie sont associés au niveau de performance cognitive mais a des gradients différents. Ainsi pour le niveau de scolarité, la profession et le statut du logement, les patients avec un niveau plus élevé ont une meilleure performance cognitive en comparaison avec les patients de niveau plus modeste. Par exemple, parmi les patients faiblement scolarisés, la proportion de performance élevée est plus faible (60%) en comparaison avec ceux qui ont un niveau de scolarité plus élevé (80%). Néanmoins, ce qui concerne le mode de vie la relation est inverse. Nous observons que les patients qui vivent seuls ont un niveau de performance cognitives plus élevé (80%) par rapport aux patients vivant accompagnés (62.2%). L’analyse des régressions linéaires nous indique que globalement, nos patients avec un statut socio-économique modeste ont de plus faibles performances cognitives par rapport aux patients avec un bon statut socio-économique. Conclusion : Pour évaluer les performances cognitives des patients gériatriques, avec des facteurs socio-économiques spécifiques comme la non-scolarisation, l’utilisation du score seuil pathologique de 15/30 est conseillé au lieu de celui de 24/30.